Les F-16 belges n'ont pas chômé contre l'Etat islamique

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Les F-16 belges ont effectué 7.000 heures de vol pour lutter contre le groupe terroriste Etat islamique, dans le cadre de l'opération militaire Desert Falcon qui s'intègre dans la mission internationale menée par les Etats-Unis. Le ministre de la Défense Steven Vandeput a assisté lundi sur une base aérienne jordanienne au retour des avions de combat qui ont atteint ce palier.

Les heures de vol n'ont pas uniquement été engrangées lors de l'opération actuelle, qui court de mi-2016 au 30 mai 2017, mais également durant l'opération précédente, entre octobre 2014 et juin 2015. Les avions belges n'étaient alors actifs qu'au-dessus de l'Irak, alors qu'ils survolent aujourd'hui aussi la Syrie.

A l'arrivée des avions, les militaires ont déployé une banderole pour saluer ce palier.

L'opération actuelle en est pour le moment à plus de 3.400 heures de vol. Durant les missions, des armes sont utilisées dans 45% des cas. Quelque 80% des missions sont effectuées en Irak, le reste se fait en Syrie.

Vandeput: "Un succès militaro-technique"
La participation de F-16 belges aux opérations contre Daech en Irak et en Syrie est un "succès militaro-technique", a jugé le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, lors d'un déplacement lundi en Jordanie où sont basés les chasseurs-bombardiers belges.

Le ministre a rendu visite lundi aux militaires affectés à ces missions. Il était accompagné de membres de la commission Défense de la Chambre et du chef de la force aérienne, le général-major Frederik Vansina.

La Belgique a réaffecté depuis juillet 2016 six avions pour lutter contre l'organisation terroriste. Ceux-ci sont positionnés sur une base de la force aérienne jordanienne dans le cadre de l'opération "Desert Falcon". Cette présence aérienne belge s'inscrit dans le cadre plus large de l'opération américaine "Inherent Resolve" contre Daech.

Cette participation représente un coût de 23 millions d'euros par semestre pour l'Etat belge.

Et selon le ministre, cette participation belge porte ses fruits. "Nous pouvons dire que cette mission est un succès militaro-technique. L'Etat islamique est sous forte pression et perd de vastes territoires".

Pour M. Vandeput, la participation de la Belgique à cet effort international est totalement justifiée. "Daech est un problème mondial. Ce qui se passe ici en Irak et en Syrie a des conséquences directes chez nous", a-t-il commenté, rappelant les attentats survenus il y a tout juste un an en Belgique. "Nous devons prendre Daech à la racine".

Le ministre a assuré que les avions belges n'avaient jamais provoqué de victimes civiles. "Je répète une fois encore que le scepticisme à cet égard est injustifié". Aucun rapport faisant état de "dégâts collatéraux" n'a été rédigé après une opération des F-16 belges, assure la Défense nationale.

La mission belge s'achèvera normalement fin juin de cette année. Les avions belges devraient être relevés par des F-16 néerlandais, mais la ministre batave de la Défense, Jeanine Hennis-Plasschaert, a déjà informé le Parlement néerlandais qu'aucun avion ne serait affecté à la lutte contre Daech cette année.

Une nouvelle mobilisation des Pays-Bas ne sera possible qu'à partir du 1er janvier 2018 seulement. Il n'y aura donc aucun avion belge ou néerlandais engagé contre Daech au second semestre, selon M. Vandeput.

Par: rédaction 20/03/17 - 15h10