Meurtre à Knokke: "Le suspect a peut-être pris du plaisir à revenir sur les lieux"

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Vous l'avez peut-être lu sur 7sur7.be hier, le fameux "homme à la veste bleue", soupçonné d'avoir tué Sofie Muylle dans la nuit du 21 au 22 dernier sur la plage à Knokke, a rôdé plus de 7 heures autour du corps de la jeune femme. De 7h05 du matin à 14h04, le suspect a été filmé à huit reprises près du lieu où se trouvait le corps de la victime.

Les enquêteurs sont persuadés qu'il sait ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Il apparaît aujourd'hui comme le suspect numéro 1. D'une part parce que son attitude est très étrange, d'autre part parce qu'il ne s'est pas manifesté auprès de la police après la diffusion de deux appels à témoins. C'est le seul témoin qui n'a pas pris contact avec la police. "Cela renforce nos soupçons comme quoi il a quelque chose à expliquer", assurent les enquêteurs.

Il disparaît à 14h05
Outre son comportement bizarre, ce qui interpelle surtout la police, c'est sa présence après la découverte du corps de Sofie vers 12h20. A 14h04, alors que la police récolte des indices après la découverte du cadavre, l'homme apparaît sur la digue avec son téléphone en main puis à l'oreille. Lorsqu'une voiture de police le croise, il s'en va et se dirige vers la Lichttorenplein, où il est filmé pour la dernière fois par une caméra de vidéosurveillance.

"Ce n'est pas une coïncidence"
Selon l'hypothèse de Danièle Zucker, spécialiste en analyse du comportement criminel, ce n'est sans doute pas une coïncidence s'il a attendu l'arrivée de la police. "Il a peut-être pris plaisir à revenir sur les lieux du crime pour voir l'effet qu'a provoqué son geste", explique-t-elle dans Het Laatste Nieuws.

"En principe, un meurtrier fuit le plus rapidement possible le corps de la victime. Sauf quand il est fier de son acte et veut se sentir tout-puissant", décrypte-t-elle après avoir visionné les images. "Certains criminels restent pendant des heures dans les environs du cadavre parce qu'ils sont fiers de leur acte. Ils attendent alors spécialement l'arrivée de la police pour se rendre compte de l'agitation. Ils en sont responsables et éprouvent alors une forme de jouissance".

"Il connaissait peut-être le quartier"
Pour l'experte en profiling, il n'est pas exclu que le suspect habite dans les environs. "S'il reste si longtemps dans les parages du corps, c'est qu'il se sent à l'aise. Peut-être parce qu'il connaît le coin et qu'il n'habite pas très loin de là", poursuit-elle.

Grâce à leur avis de recherche et à l'émission "Faroek" de VTM, les enquêteurs ont déjà reçu une cinquantaine d'appels en lien avec le drame, a rapporté mercredi le parquet de Flandre occidentale.

Michaël Bouche 30/03/17 - 11h12