Une tortionnaire de Valentin aurait utilisé les menottes de sa mère policière

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Les auditions des meurtriers présumés de Valentin Vermeesch, 18 ans, révèlent un peu plus son calvaire. Une sixième personne a été inclupée. La victime avait été retrouvée dans la Meuse le 14 avril dernier menottée, les mains dans le dos.

La nuit de l'horreur. Les enquêteurs chargés de faire la lumière sur le meurtre sauvage de Valentin, 18 ans, sont parvenus, au fil des auditions, à retracer en détail le déroulé de cette nuit sombre du 26 au 27 mars.

"Frites-mégots"
Selon Sudpresse, Valentin, souffrant d'un retard mental, s'est retrouvé dans un kot d'étudiant du quartier de la gare à Huy. Tout au long de la soirée, ses tortionnaires l'ont roué de coups, brûlé au visage et aux parties génitales ou obligé à boire de l'urine et à manger une mixture frites-mégots de cigarettes dans un cendrier.

Si, depuis les faits, cinq personnes ont été inculpées, Sudpresse nous apprend qu'une sixième inculpation est tombée. Outre la locataire de la chambre d'étudiant, une deuxième jeune femme était également présente. Mais, après avoir assisté aux scènes de tortures, elle serait allée dormir paisiblement. Entendue mercredi, elle a été inculpée de co-auteure de tortures par abstention coupable.

Menottes de police?
Comme évoqué, Valentin s'est retrouvé les mains attachées dans le dos avant d'être balancé, vivant, dans la Meuse, où son corps inerte était repêché le 14 avril dernier par des promeneurs. Le quotidien nous apprend que les mains de la victime avait été menottée. Des menottes qui pourraient provenir de Belinda, la locataire, dont la maman est policière. Les quatre inculpés majeurs du meurtre ont comparu vendredi matin devant la chambre du conseil de Huy. La décision de prolonger la mise sous mandat d'arrêt d'un mois sera rendue dans l'après-midi. Aucun des avocats des quatre jeunes n'a demandé la mise en liberté de son client.

Par: rédaction 21/04/17 - 12h35