Le jeune meurtrier présumé "était muni d'un cutter"

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Le jeune meurtrier présumé, Nathan D., 18 ans, était armé d'un cutter lors de son interpellation sur les lieux du crime. Il est en aveux et a été privé de liberté.

Le jeune Mouscronnois a été interpellé ce lundi au cimetière de Luingne. Nathan D. aurait égorgé le bourgmestre Alfred Gadenne à l'aide d'un cutter avant d'appeler les secours lui-même et de passer aux aveux devant les agents de police intervenus sur les lieux du crime.

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Selon No Télé, l'adolescent aurait été motivé par la vengeance. Son père, Olivier D. s'était suicidé en 2015 à la suite de la perte de son emploi auprès de la ville de Mouscron. Un événement tragique qui aurait fortement bouleversé Nathan, enfermé depuis lors dans un profond mutisme.   

Point presse
Fréderic Bariseau, premier substitut du procureur du roi de l'arrondissement de Mons-Tournai, a déclaré, lors du dernier point presse que le suspect "s'était présenté comme l'auteur des faits" et qu'il n'avait "opposé aucune résistance lors de l'arrivée de la police". Il était en outre "armé d'un cutter" qui pourrait donc être "l'arme du crime".

"Calme" apparent
Contrairement à No Télé, le premier substitut n'a pas confirmé l'identité du suspect et attend l'autorisation du magistrat procureur. Le suspect bénéficie toujours de la présomption d'innocence. Ce mardi après-midi, il était encore auditionné par la juge d'instruction à Mons. L'enquête a été confiée à la police judiciaire fédérale. 

Responsable de ses actes?
Un psychiatre sera désigné afin de déterminer si l'auteur présumé est responsable de ses actes ou pas. "Cette personne apparaissait fort calme en appelant la police et en les attendant", a commenté Frédéric Bariseau, premier substitut du procureur, un détail qui laisse supposer que le jeune homme aurait agi de sang froid et était conscient de ses actes.

Majorité
Selon des informations relayées par l'agence Belga, l'auteur présumé du crime aurait en outre attendu sa majorité pour passer à l'acte afin de ne pas impliquer sa maman qui aurait été civilement responsable si les faits avaient été commis par un mineur.

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Par: rédaction 12/09/17 - 16h21