L'étudiante tuée dans son kot à Liège avait déposé plainte contre son meurtrier

Louise, 23 ans, a été étranglée et poignardée par son voisin le week-end dernier. Cet homme de 54 ans, employé dans une entreprise de construction, était un délinquant sexuel sous surveillance électronique. Il s'était déjà présenté devant sa porte dénudé. L'étudiante avait dénoncé les faits à la police. Sans suite.

De nombreuses questions demeurent au lendemain de la mort de Louise Lavergne, étudiante de 23 ans, retrouvée morte lundi dans son kot. Le principal suspect, Patrick Vanderlinden, 54 ans, n'était pas un inconnu de la justice pour avoir été condamné à plusieurs années  de prison pour viol.

"Un homme bien"
Récidiviste, il avait écopé en 2006 de six années d'emprisonnement assorties d'une mise à disposition du gouvernement de cinq ans. Libéré en 2015 et placé sous surveillance électronique, le suspect était devenu magasinier et préparateur de commandes dans une entreprise de matériaux de construction.

"Patrick avait vraiment tout de l'employé modèle", explique son patron dans les colonnes des quotidiens Sudpresse qui connaissait les antécédents du suspect. "C'était un homme bien, en tout cas en apparence. L'employer dans l'entreprise lui permettait de se réinsérer dans la société".

Nudité et mot sous la porte
Un passé qu'ignorait Louise Lavergne, sa voisine du "dessous" d'un immeuble à appartements dans le quartier du Longdoz à Liège. Pourtant, l'étudiante en 4e année à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Liège, avait déjà eu affaire au délinquant sexuel, il y a deux ou trois ans. Comme l'explique l'une de ses amies à Sudpresse, la jeune femme était tombée sur lui devant sa porte dans le plus simple appareil. Il était venu glisser un mot dont la teneur ne laissait aucun doute sur ses intentions

"Louise et son copain sont allés directement faire une déposition à la police
de Liège", se rappelle l'amie. Une plainte restée sans suite de façon incompréhensible pour l'entourage. Depuis lors, la jeune femme originaire  du Mans n'osait plus dormir seule chez elle. "Vous pensez bien que si elle avait su, elle aurait déménagé. Ce week-end est sans doute l'une des rares fois où elle y a dormi seule et voilà ce qui est arrivé", regrette cette amie.

Pulsion
Mercredi, Patrick Vanderlinden a avoué aux enquêteurs s'être rendu chez Louise ce week-end. Son mouvement de recul craintif face à lui a déclenché une pulsion: il l'a empoignée et étranglée pour étouffer ses cris bien que "c'est un coup de couteau porté au thorax qui a provoqué le décès", a précisé Catherine Collignon, premier substitut du procureur du Roi de Liège qui a précisé que l'autopsie de la dépouille de Louise n'a relevé aucune trace d'agression sexuelle.

Par: rédaction 12/10/17 - 09h15