L'enfer vécu par les enfants du tueur de Louise, étudiante à Liège

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L'une des filles de Patrick Vanderlinden, le présumé meurtrier de Louise Lavergne tuée le week-end dernier dans son kot à Liège, a qualifié de criminel d'avoir laissé son père vivre entouré de jeunes femmes. Dans une interview accordée à Sudpresse, elle dévoile l'enfer vécu durant son enfance: père et mère violeurs de ses soeurs et demi-soeurs, coups et blessures. Une enquête est par ailleurs ouverte pour comprendre les ratés de la police de Liège après la déposition restée sans suite de Louise, il y a 3 ans.

De nombreuses questions et une totale incompréhension. Au fil des jours, la mort de Louise Lavergne, poignardée dans son kot à Liège par son voisin, laisse perplexe les personnes touchées par ce drame survenu le week-end dernier.

Père et mère violeurs
Dans une interview accordée à Sudpresse, l'une des filles de Patrick Vanderlinden a expliqué ne pas avoir été surprise d'apprendre les faits commis par un "pervers violent et récidiviste" avec qui elle a rompu tout contact depuis plus de sept ans. Au cours de cet entretien, elle retrace son passé, vécu dans un enfer familial, où la violence du père - "une des mes soeurs a dû s'asseoir durant une semaine sur un coussin à cause des fessées" - était stimulée par la perversion de la maman.

"J'avais moins de cinq ans quand ma mère et mon père ont été condamnés pour des viols, notamment sur une de mes demi-soeurs" devenue l'objet sexuel du couple. Confiées à une famille d'accueil, les filles Vanderlinden ont pu revenir chez leur père, avant d'être définitivement éloignées pour une récidive sur l'aînée de la fratrie. "Ma mère a fini par obtenir notre garde complète. Mais elle a aussi récidivé avec son nouveau mari".

Dans ce contexte, cette jeune femme vivant désormais à la campagne se dit étonnée qu'on ait pu libérer un homme aux perversions incurables, croire en sa réinsertion et "qu'on ait pu laisser vivre dans une maison où il y avait aussi des jeunes femmes est aberrant. Je dis même que c'est criminel."

L'inexplicable inaction de la police
D'autant que Patrick Vanderlinden avait déjà tenté d'aborder sa future victime dans le plus simple appareil, il y a trois ans. À cette époque, Louise Lavergne avait déposé plainte à la police de Liège, désormais embarrassée par ses propres manquements.

Car le parquet de Liège a confirmé n'avoir jamais reçu la moindre information à propos de la déposition de l'étudiante en médecine vétérinaire de 23 ans. Dès lors, il lui a été impossible "d'avertir le tribunal d'application des peines que l'individu avait éventuellement enfreint les conditions de sa libération."

Les nombreuses questions que soulève l'inaction de la police liégeoise devront être levées au cours de l'enquête. De son côté, Patrick Vanderlinden séjourne à la prison de Lantin, où il doit rencontrer son avocat avant sa comparution, lundi matin, devant la chambre du conseil. Selon le quotidien, l'homme a expliqué son geste par l'abus de whisky et par le besoin d'assouvir une pulsion. Un geste incontrôlable fatal qui aurait pu être évité.

Il y a 3 ans, Louise Lavergne avait déposé plainte suite au comportement inapproprié de son voisin "du dessus". Il était apparu nu devant la porte de son appartement sous la porte duquel il avait glissé un mot au contenu équivoque. Malgré le passé judiciaire du pervers, la police de Liège n'a jamais donné suite à la déposition de la jeune femme. © RTL info.

Par: rédaction 13/10/17 - 09h20