"La Wallonie ne doit pas se reposer sur ses lauriers"

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La Wallonie, qui rencontrera voire dépassera ses objectifs climatiques pour 2020, ne doit pas se reposer sur ses lauriers et devra, au contraire, redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs assignés, cette fois, pour 2030, a averti mardi à Bonn (Allemagne) le ministre wallon du Climat, Jean-Luc Crucke.

Celui-ci avait annoncé, lundi au parlement wallon, qu'il ne fait "aucun doute" que la Wallonie respectera ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de production d'énergies renouvelables à l'horizon 2020. De quoi permettre au ministre wallon de se rendre "la tête haute" à la Conférence climat de l'Onu (COP23), qui se tient actuellement à Bonn, mais pas de quoi crier victoire non plus.

"Les objectifs pour 2030 (notamment une réduction de 35% des émissions de GES par rapport à 2005, NDLR) montrent qu'il va falloir persévérer et trouver de nouvelles mesures", reconnaît M. Crucke. "Nous allons modifier le Plan air climat énergie pour le faire correspondre aux nouvelles ambitions".

Une "carte de visite" pour la Wallonie
Le ministre rappelle que des initiatives ont été lancées (enveloppe supplémentaire pour les rénovations de bâtiments, "plan toiture", ...) mais il ne s'avance pas encore sur les mesures "de court, moyen et long terme" qui devront être prises pour permettre à la Wallonie de rester dans les clous pour 2030.

Jean-Luc Crucke estime par ailleurs que les bons résultats environnementaux obtenus jusqu'ici peuvent constituer "une carte de visite" pour la Wallonie. Et il souligne, au passage, au vu des résultats des autres Régions du pays, qu'en matière climatique, "la solidarité va plutôt dans l'autre sens".

Le ministre du Climat, également ministre du Budget, veut oeuvrer à réunir les conditions pour que le secteur privé, "qui a besoin d'un climat de confiance", emboîte le pas du public et juge que "le retour à l'équilibre budgétaire et les investissements à réaliser pour le climat sont tout sauf contradictoires."

Jean-Luc Crucke profite de sa présence à Bonn, ces mardi et mercredi, pour avoir une série de contacts internationaux. "J'adore ce genre d'évènement. J'aime le contact avec ceux qui sont en prise directe avec le problème des changements climatiques. On en apprend beaucoup plus ici qu'en restant dans notre cabinet à Namur", déclare le ministre wallon, visiblement enthousiaste de participer à sa première COP.

Par: rédaction 14/11/17 - 15h41