La Wallonie investit dans la prévention de la radicalisation

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Le gouvernement wallon a donné son accord jeudi au lancement du deuxième appel à projets sur la prévention de la radicalisation violente, qui sera davantage centré sur la lutte contre le radicalisme et l'échange d'informations entre la société et les autorités que sur des projets d'action sociale.

Le gouvernement PS-cdH avait initié l'an dernier un premier appel à projets à destination des communes disposant d'un Plan de Cohésion sociale (PCS), axé sur l'amélioration du vivre-ensemble et la prévention du radicalisme.

La nouvelle ministre des Pouvoirs locaux Valérie De Bue (MR) a fait évaluer ces projets (1,3 million d'euros pour 24 communes). "L'approche était assez généraliste, on en est souvent resté au stade de la réflexion et, majoritairement, les communes n'ont pas utilisé toute leur enveloppe. Elles peuvent redéposer un projet, nous nous inscrivons dans la continuité", a assuré Mme De Bue.

Pour être approuvé, le projet devra toutefois être davantage centré sur le concret et sur la formation des acteurs de première ligne, dont les CPAS, la police, les maisons de jeunes, associations sportives, imams, aide à la jeunesse, écoles, centres régionaux d'intégration au sein des communes, associations culturelles, etc.

Les communes devront disposer d'une plate-forme de concertation réunissant tous ces acteurs. On retrouve là les "CSIL" (Cellule de Sécurité intégrale locale) que le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a instaurées en 2015. Bruxelles (16 communes dotées d'une CSIL) et la Flandre (224) les ont déjà largement mises en place, au contraire de la Wallonie où seules 66 communes en ont une.

Le but est de permettre l'identification précoce de la radicalisation. Le gouvernement wallon a décidé de consacrer annuellement deux millions d'euros à cette politique.

Par: rédaction 7/12/17 - 14h44