Des toilettes transgenres à l'Université de Liège?

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L'Université de Liège pourrait dédier des toilettes, dites neutres, aux personnes transgenres. Le sujet est à l'étude mais aucune décision n'a encore été prise, a indiqué mardi le responsable presse de l'établissement, nuançant une information de Sudpresse selon laquelle ce type d'infrastructure verrait le jour d'ici deux mois.

"Un inventaire des installations est réalisé à la demande de l'Ares (l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur, NDLR) mais il n'y a encore aucune décision prise à ce jour et aucun aménagement précis n'est prévu par nos services. Cela doit encore être précisé dans les prochaines semaines", explique l'ULiège.

Dans un premier temps, l'université envisage de dédier aux personnes transgenres des toilettes dépourvues de sigle de genre qui existent déjà. Dans un second temps, des toilettes dites neutres pourraient être intégrées dans les plans lors de futurs travaux.

Une première en Belgique
Si cette dernière disposition se concrétise, il s'agirait d'une première en Belgique. Selon l'Ares, qui a mené une enquête sur les "transidentités" dans l'enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, au moins trois établissements ont déclaré avoir pris une initiative relevant de la mixité des sanitaires et/ou des vestiaires.

Depuis le 1er janvier 2018, la ville de Liège a enregistré une douzaine de demandes de transgenres souhaitant faire modifier leurs données personnelles dans le registre de population, alors que l'on dénombrait précédemment, en moyenne, trois demandes par an. Cette augmentation est due au fait que depuis cette année, les personnes transgenres ne doivent plus remplir de conditions médicales pour faire modifier leurs sexe et prénom au registre de population.

"Cela prouve l'intérêt de ce changement de législation", applaudit Julie Fernandez Fernandez, échevine de l'Etat civil à Liège. "A la mairie de Rocourt, la personne effectue une déclaration auprès de l'officier de l'état civil dans laquelle elle confirme son souhait de voir son sexe modifié. Dans les trois mois au plus tôt et au plus tard dans les six mois, la personne doit confirmer sa volonté en remettant une nouvelle déclaration indiquant qu'elle est consciente du caractère irrévocable de sa décision."

Par: rédaction 13/02/18 - 18h04