Le maire de New York bien parti pour se faire réélire

© photo news.

Il n'a pas le charisme de ses prédecesseurs, mais le maire démocrate de New York, qui se veut un antidote à Donald Trump, semble désormais bien parti pour un nouveau mandat à la tête de la capitale financière américaine.

Avec 74,6% des voix et plus de 99% des bulletins dépouillés, Bill de Blasio, qui a succédé au célébrissime homme d'affaires Michael Bloomberg début 2015, a remporté haut la main mardi soir la primaire démocrate, qui l'opposait à de quasi-inconnus.

Le premier de ses rivaux n'a pas dépassé les 15%, pour ce scrutin marqué par un taux d'abstention parmi les plus élevés depuis les années 1960.

De Blasio, un Italo-Américain de 56 ans, affrontera le 7 novembre prochain un ex-policier, Bo Dietl, candidat sans étiquette au verbe fleuri, et Nicole Malliotakis, 36 ans, une élue républicaine de Staten Island, un bastion pro-Trump au sein de cette ville parmi les plus progressistes des Etats-Unis.

Si elle revendique son vote pour Donald Trump, Malliotakis dénonce plus le manque d'efficacité de Bill de Blasio que ses priorités.

Dans une ville qui a voté à 80% pour Hillary Clinton lors de la présidentielle 2016, Malliotakis défend l'amélioration des transports publics, la défense des minorités sexuelles, des sans-abris, et même de la forte population immigrée. A condition qu'ils ne soient ni clandestins ou criminels, où là elle dénonce la politique de protection de la mairie face aux efforts de l'administration Trump pour les expulser.

Les trois candidats ne jouent pas dans la même catégorie
Mais les challengers du sortant ont un énorme handicap: alors que De Blasio a déjà engrangé plus de cinq millions de dollars pour sa campagne, Malliotakis n'en est qu'à 220.000 et Bo Dietl à 269.000, selon le New York Times.

Dans ce contexte, le challenge pour le maire, qui joue autant la défense des classes moyennes face à la jetset que la résistance aux politiques de l'administration Trump, semble surtout de maintenir l'intérêt pour une élection qui pourrait paraître gagnée d'avance.

"Je n'accepte pas le statu quo, nous avons encore beaucoup à faire", a déclaré de Blasio devant une foule de partisans mardi soir à Brooklyn.

Une des promesses qu'il a tenues a été de financer l'école maternelle publique pour tous les enfants dès quatre ans, ou d'ouvrir un nouveau service de transports par ferries au succès immédiat.

Mais beaucoup dénoncent, outre son manque de charisme, une action insuffisante pour les sans-abris ou sur le logement, dont l'explosion des prix chasse les classes moyennes de la ville.

Par: rédaction 13/09/17 - 16h51