Traité de nazi par Mélenchon, Valls l'accuse de complaisance "avec le nouvel antisémitisme"

Valls : "on veut faire de moi une cible"

ABONNEZ-VOUS pour plus de vidéos : http://www.dailymotion.com/Europe1frL'ex-Premier ministre, traité de nazi par le leader de la France insoumise début octobre à l'Assemblée, accuse son adversaire d'"opportunisme" par rapport à "un nouvel antisémitisme".Retrouvez "Europe matin" sur : http://www.europe1.fr/emissions/europe-matinLE DIRECT : http://www.europe1.fr/direct-video Retrouvez-nous sur : | Notre site : http://www.europe1.fr | Facebook : https://www.facebook.com/Europe1 | Twitter : https://twitter.com/europe1 | Google + : https://plus.google.com/+Europe1/posts | Pinterest : http://www.pinterest.com/europe1/

Les invectives par médias interposés se poursuivent entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon. Ce jeudi sur Europe 1, l'ancien Premier ministre n'a pas apprécié que le leader de la France insoumise le fasse passer pour "l'ami des juifs".

Manuel Valls a remis de l'huile sur un feu déjà incandescent. Invité jeudi matin sur Europe 1, le désormais (simple) député est revenu sur ses récentes altercations avec Jean-Luc Mélenchon révélées par le Canard Enchaîné dans lesquelles l'insoumis l'aurait traité le 3 octobre dernier de nazi en marge de leur mission sur la Nouvelle-Calédonie.

Perdition politique
Un terme que l'intéressé dit ne pas avoir entendu mais qui semble lui avoir été rapporté par "différents témoins". "Je ne l'ai pas entendu mais il l'a dit, selon différents témoins. Mais devant moi en revanche, il a proféré de nombreuses insultes, a accusé Manuel Valls. 

Suite à cette sortie, Jean-Luc Mélenchon a réagi pour la première fois depuis le début de la polémique. "Je n'ai dit ni ne pense que Valls soit nazi. Il est en perdition politique", a-t-il publié sur son compte Twitter.

Jean-Luc Mélenchon on Twitter

Je n'ai dit ni ne pense que Valls soit nazi. Il est en perdition politique.

"C'est parfaitement maîtrisé"
Il est pourtant difficile de connaître la nature exacte des propos échangés. Mais une altercation a bien eu lieu entre les deux hommes. "Ce n'est pas un coup de colère de sa part. Je le connais bien. C'est parfaitement maîtrisé", a rétorqué Valls.

"Quand vous traitez un responsable politique, un social-démocrate, un démocrate, un républicain, de droite ou de gauche, de fasciste, de nazi, quand vous l'insultez, c'est une manière de le disqualifier, d'empêcher le débat. C'est pour ça que c'est insupportable". Le député de l'Essonne n'a pas pu s'empêcher de décocher une nouvelle flèche à l'égard de Mélenchon et des siens, qu'il qualifie "d'islamo-gauchistes" et qui, désormais, agiraient avec complaisance avec le "nouvel antisémitisme".

Cette nouvelle accusation provient des propos tenus par le "premier opposant à Macron" dans sa lettre de démission de la mission sur la Nouvelle-Calédonie suite à la nomination de Valls à sa présidence.  Dans celle-ci, il justifie son retrait par la proximité de l'ancien Premier ministre avec "l'extrême droite israélienne", référence à une photo l'affichant aux côtés de la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked.

"Quand je vais en Israël, je rencontre tout le monde. Mais quand on publie ce cliché et quand on dit que je suis l'ami de l'extrême droite israélienne, au fond on veut passer un seul message: dire que Manuel Valls est l'ami des Juifs", estime le député de l'Essonne pour qui on veut faire de lui "une cible". "C'est là où il y a une complaisance, là où Jean-Luc Mélenchon et ses amis ne se rendent pas compte - ou ils s'en rendent compte et c'est encore plus grave - que l'antisémitisme, ou l'antisionisme, ce nouvel antisémitisme d'aujourd'hui, est au cœur de la matrice de l'idéologie de l'islamisme totalitaire".

Lies⚡️Breaker on Twitter

/#LeRetourDeJUDAS : Manuel #Valls pose avec Ayelet Shaked, Ministre Sioniste qui a déclaré ⬇️ #4mariagespour1lunedemiel

Islam&Culture on Twitter

Valls ! Dis moi qui tu fréquentes je..... Ayelet Shaked est numéro 2 du parti d'extrême droite du Foyer sioniste scélérate

Déontologue de l'Assemblée
La guerre (des mots) entre les deux ex-camarades socialistes fait rage. Au point de voir Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), souhaiter que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi.

"Qui pourrait trouver normal que Manuel Valls se fasse traiter de nazi, qu'on soit dans le même groupe parlementaire ou pas? C'est inacceptable", a déclaré M. Guerini sur Radio Classique. "Je pense qu'il faut que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi". "Il doit y avoir une suite, effectivement. C'est inacceptable que des propos comme cela soient tenus dans l'enceinte de l'Assemblée nationale". 

"Je ne suis pas déontologue à la place du déontologue mais je pense personnellement qu'il peut effectivement y avoir des sanctions", a ajouté le député de Paris.

Par: rédaction 12/10/17 - 13h29