Grève dans les prisons françaises après une agression par un djihadiste

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Les gardiens de prison ont débrayé vendredi dans une bonne partie des établissements pénitentiaires en France, selon des sources concordantes, après l'agression la veille de trois surveillants par un détenu djihadiste, ancien cadre d'Al-Qaïda.

Le syndicat majoritaire de la profession Ufap-Unsa avait appelé à cesser temporairement le travail dans toutes les prisons à 06H45 en solidarité avec les surveillants du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, dans le nord du pays, blessés à l'arme blanche jeudi par l'islamiste allemand Christian Ganczarski.

Christian Ganczarski est considéré comme l'un des instigateurs de l'attentat d'avril 2002 à Djerba (Tunisie) qui avait fait 21 morts, dont plusieurs Français, pour lequel il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle.

"Mobilisation importante"
Vendredi, la mobilisation était "importante" au sein des 188 établissements pénitentiaires français avec des débrayages de 15 à 20 minutes en général, indiquait-on à la mi-journée à la Direction de l'administration pénitentiaire.

L'Ufap-Unsa réclame depuis des mois la mise à l'isolement complet des détenus radicalisés les plus dangereux et la construction de "petits établissements ultra-sécurisés".

Les syndicats évoquaient une possible mobilisation nationale la semaine prochaine.

La prison de Vendin-le-Vieil, théâtre de l'agression de jeudi, doit accueillir Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, pendant son procès en Belgique en février pour une fusillade à Bruxelles pendant sa cavale.

Par: rédaction 12/01/18 - 15h03