Le hashtag #MosqueMeToo pour dénoncer le harcèlement sexuel à la Mecque

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Afin de dénoncer un cas de harcèlement sexuel dont elle a été victime en 1982 lors du pèlerinage de la Mecque, la journaliste musulmane Mona Eltahawy a transformé le célèbre hashtag #MeToo en #MosqueMeToo. Depuis une semaine, les témoignages affluent sur les réseaux sociaux.

Depuis le 13 octobre dernier et le premier tweet estampillé #BalanceTonPorc, la parole se libère et les témoignages de harcèlement sexuel abondent sur les réseaux sociaux. Un phénomène renforcé par l'éclosion des hashtags #MeToo et désormais #MosqueMeToo.

C'est la journaliste américano-égyptienne Mona Eltahawy qui est à l'origine de ce nouveau hashtag, après avoir évoqué son histoire personnelle, le 5 février dernier sur Twitter. "J'ai partagé mon expérience après avoir été abusée sexuellement pendant le hajj en 1982, quand j'avais 15 ans, dans l'espoir d'aider les femmes musulmanes à rompre le silence et le tabou autour de leur expérience de harcèlement sexuel/abus pendant le hajj/oumra ou dans des endroits sacrés. Utilisons #MosqueMeToo".

Il a fallu attendre quelques jours avant que d'autres témoignages accompagnés de ce hashtag ne fleurissent sur la toile. Depuis, ils se comptent par milliers.

"J'ai aussi été harcelée à La Mecque et à Médine pendant le hadj quand j'avais une vingtaine d'années. C'était dégueulasse et ça m'a déroutée. Je l'ai dit à mes parents tout de suite, mais je n'ai pu donner les détails que l'année dernière", confie une internaute.

Si certains assurent "qu'elle n'est pas la seule victime", d'autres estiment que Mona Eltahawy surfe sur la vague de la liberté de parole pour se faire de la publicité.

Par: rédaction 12/02/18 - 12h46