Affaire Maëlys: Nordahl Lelandais serait-il finalement innocent?

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Un couple d'invités du mariage au cours duquel a disparu la petite Maëlys assure avoir vu l'enfant pendant l'absence de Nordahl Lelandais entre 2h46 et 3h25, "période où l'homicide a eu lieu" selon le parquet.

Jusqu'ici, les éléments de l'enquête sur la disparition de Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017 portent à croire que Nordahl Lelandais (mis en examen et placé en détention) pourrait être l'auteur de l'enlèvement de la petite fille. Pour rappel, l'enfant de 8 ans a disparu dans l'Isère, et tuée entre 2h46 et 3h25 selon le parquet. Durant ce laps de temps, Nordahl Lelandais s'était absenté du mariage.

Le Monde a pu consulter le dossier de l'enquête. Le journal français parle de "témoignages contradictoires" et de "zones d'ombre". Christopher D. (30 ans), cousin de la mère de Maëlys et papa d'une petite Léa, et Delphine G. (29 ans), sa compagne, affirment avoir vu Maëlys pendant l'absence de Nordhal Lelandais.

"Elle était à l'intérieur"
"Vers 3h05, nous sommes allés dire au revoir à la mariée, qui était à l'entrée de la salle. Le marié était dans la salle, vers la piste de danse. En repartant pour sortir vers 3h10-3h15, j'ai croisé la petite Maëlys, qui m'a dit: Au revoir, le papa de Léa. Elle était à l'intérieur", affirme Christopher D. lors de sa première audition, le 29 août.

Des propos qui rejoignent le témoignage de Delphine G. "Nous avons dit au revoir à Maëlys dans la salle; il était 3h15-3h20. Elle ne m'a pas parlé. Elle a dit à mon copain: Au revoir, le papa de Léa", se souvient-elle. "La dernière fois où j'ai consulté mon téléphone, il affichait 3 heures du matin. Le temps de dire au revoir aux mariés, nous sommes restés un peu dehors, de l'ordre d'un quart d'heure environ".

Le procureur "très réservé sur les témoignages"
En décembre dernier, Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, avait déclaré ceci: "Toute l'accusation repose sur ce postulat que la petite disparaît à 2h45". Inutile de préciser qu'il compte sur ses témoignages pour appuyer sa défense.

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, se dit "très réservé sur les témoignages quand il s'agit de déterminer un horaire sur ce qu'on a fait lors d'un événement festif".

Christophe Da Silva 13/02/18 - 18h37