Bölöni risque 500 euros d'amende pour son comportement

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L'entraîneur de l'Antwerp Laszlo Bölöni risque 500 euros d'amende à la suite de son comportement tenu envers l'arbitre du match Antwerp-Standard (0-0). Telle est le réquisitoire tenu mardi par le parquet devant la Commission des litiges de l'Union belge (URBSFA). Lors de cette rencontre de la 12e journée de la Jupiler Pro League joué le 26 octobre, le Roumain avait délibérément lancé un 2e ballon sur terrain juste devant l'arbitre Bram Van Driessche. Déjà averti, Bölöni a été renvoyé en tribune. A l'issue de la rencontre le coach anversois avait encore critiqué l'homme en noir.

Le parquet a requis 1.000 euros d'amende dont la moitié avec sursis. "Le message de son discours était clair: les grands clubs ont, selon Bölöni, des privilèges par rapport aux petits", a estimé le procureur de l'URBSFA.

L'avocat de l'Antwerp, Me Johnny Maeschalck a été virulent à l'égard de ce réquisitoire. "Le pv du parquet est basé en grande partie sur des articles de presse. De plus, Bölöni est cité en néerlandais alors qu'il s'exprime en français avec un accent d'Europe de l'Est. Il s'agit donc d'une traduction. Les faits ne sont prouvés d'aucune manière sur le plan juridique." (...) "Bölöni utilise des termes généraux et invoque la liberté d'opinion. Le rapport de Van Driessche a été rédigé à 3 heures du matin. Il avait donc certainement vu la conférence de presse de Bölöni. Toutefois, rien n'est écrit dans son rapport."

Bölöni ne comprend pas pourquoi il est poursuivi. "J'ai dit après le match que les arbitres ont de la difficulté à faire face à la pression des grands clubs. Après la conférence de presse, j'ai eu une conversation amicale avec Van Driessche et il a admis qu'en tant que jeune arbitre, il avait du mal à le faire. Ma déclaration est donc si criminelle? Est-ce que je mets son intégrité en danger?", demande Bölöni.

"Après ça, j'ai dit que Standard avait reçu des cadeaux pendant le match. Si l'arbitre juge mal un contact ou un hors-jeu, l'adversaire ne reçoit-il pas de cadeau? Ce n'est pas si difficile à comprendre? Que le procureur général en conclut que les grands clubs corrompent l'arbitre, c'est un pas de trop", ajoute Bölöni, surpris d'être le premier en Belgique à être appelé sur base de la nouvelle réglementation fédérale. "Je veux être traité sur un pied d'égalité. Il y a trois autres entraîneurs qui ont fait des déclarations beaucoup plus sérieuses. Je dis juste ce que je pense, c'est encore autorisé? Je viens d'une région qui a connu le communisme, donc je peux facilement m'adapter si c'est ce que vous voulez."

La commission des Litiges fera connaître sa décision dans la semaine. .

Par: rédaction 14/11/17 - 17h23