Le Standard valide son ticket pour la finale de la Coupe de Belgique

Après avoir donné une leçon à Bruges au match aller (4-1), le Standard a composté son billet pour la finale de la Coupe de Belgique (3-2, mi-temps: 1-1). Le 17 mars prochain, le titre se jouera entre les Rouches et Genk au stade Roi Baudouin.

Le match

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Le Standard pouvait-il rêver d'un meilleur départ? Non. Alors que Bruges rêvait d'une "remontada", Orlando Sà a rapidement calmé les ardeurs locales en plaçant une tête victorieuse (4e, 0-1). Kenneth Vermeer, le cinquième gardien utilisé par le club brugeois cette saison, n'est pas exempt de tous reproches sur cette action. Quelque chose nous dit que le débat sur le choix du numéro 1 est loin d'être clos chez les Blauw en Zwart.

Peu avant la pause, Bruges a été récompensé par ses efforts. Il a fallu attendre un superbe coup franc transformé par Hans Vanaken (41e, 1-1) pour que les hommes d'Ivan Leko retrouvent un peu d'espoir dans cette rencontre.

Le suspense a été complètement relancé quand Abdoulaye Diaby, parti à la limite du hors-jeu, a devancé une sortie de Jean-François Gillet (62e, 2-1). Mais comme au match aller, Renaud Emond est passé par là (71, 2-2). Le superbe but de Jordy Clasie n'y changera rien (75e, 3-2): le Standard disputera la 17e finale de Coupe de Belgique de son histoire.

L'homme du match

Renaud Emond
La qualification du Standard pour la finale de la Coupe de Belgique porte sa signature: Renaud Emond.

Déjà auteur d'un triplé au match aller, Renaud Emond a remis le couvert. Ce soir, son but a crucifié Bruges. Comme une bouée d'oxygène pour les Rouches.

Disponible, décisif et altruiste, Renaud Emond, pour l'ensemble de son oeuvre, mérite ces louanges.

"Ce deuxième but les a tués, il nous a fait du bien", a déclaré Renaud Emond à l'issue de la rencontre.

Renaud Emond a crucifié les Blauw en Zwart. © belga.

Le moment marquant

Le but rapide d'Orlando Sà
Depuis la "remontada" historique du Barça face au PSG en Ligue des Champions, plus personne n'est à l'abri d'une mauvaise surprise.

Poussé par un public en délire, Bruges a, d'entrée de jeu, tenté de mettre la pression sur le Standard. Après 60 secondes de jeu, un tir de Marvelous Nakamba a frôlé le but de Jean-François Gillet.

Seul un but rapide pouvait permettre au Standard d'aborder la suite de la rencontre avec plus de sérénité. C'est ce qui est arrivé avec Orlando Sà. Le tournant du match.

La statistique

7
Jusqu'à présent, le Standard a remporté la Coupe de Belgique à sept reprises (1954, 1966, 1967, 1981, 1993, 2011 et 2016). Le 17 mars prochain, les Rouches auront l'opportunité d'ajouter une nouvelle ligne à leur palmarès. Pour l'occasion, ils seront privés de Konstantínos Laifis et d'Uche Agbo (suspendus).

Sachez aussi que le Standard a perdu neuf finales de Coupe de Belgique dans son histoire.

Le RC Genk, quant à lui, affiche 100% de victoires dans cette compétition. Les Limbourgeois ont disputé la finale de la Coupe de Belgique quatre fois (1998, 2000, 2009, 2013). Ils se sont toujours imposés.

Bruges avait besoin d'un miracle et les prières d'Ivan Leko n'ont pas été exaucées. © photo news.

Le tweet

La déclaration

 
Quand vous prenez six buts en deux matches, c'est quasiment impossible de se qualifier pour la finale
Abdoulaye Diaby

La question

Le Standard est-il au top de sa forme?
Alors que le championnat classique touche à sa fin, le Standard n'a jamais semblé aussi serein de la saison sur le plan collectif. La gestion de ses derniers matches est quasi parfaite (Bruges, Lokeren, Anderlecht). Et tactiquement, les hommes de Ricardo Sa Pinto donnent l'impression d'avoir compris le message de leur entraîneur.

Ce soir, malgré un confortable résultat signé à l'aller (4-1), le Standard est arrivé avec un esprit conquérant et dominateur à Bruges. Son onze de base ne trompait pas. C'est en affichant un tel comportement que le club liégeois peut prétendre à une place dans les PO1.

Neuvième ex aequo avec Saint-Trond, Genk et Waasland-Beveren, le Standard a encore son destin en main. Va-t-il y arriver? C'est une autre question. Il faudra faire le job contre Mouscron, Charleroi, Bruges, Malines et Ostende. Une troisième année consécutive sans les PO1 serait vue comme une petite catastrophe en bord de Meuse.

Christophe Da Silva 8/02/18 - 22h55