Au lieu de récupérer son amour perdu, il a "spectaculairement échoué"

Luke Howard a joué du piano sans s'arrêter pendant 48 heures, avant de recevoir un coup de poing en pleine tête dans la nuit de dimanche à Bristol.

"Je m'appelle Luke Howard, et je suis ici à College Green en train de jouer du piano parce que je ne savais pas quoi faire d'autre. Je suis tombé amoureux d'une fille géniale, ça se passait super bien et puis notre histoire s'est terminée. Alors au lieu d'abandonner, j'ai décidé de venir ici et de jouer. Je continuerai à jouer même s'il pleut, s'il neige, si je suis arrêté (...) J'espère que cette fille voudra bien me parler et me donner une nouvelle chance."

Samedi à Bristol, Luke, 34 ans, s'est fait livrer un piano dans le parc de College Green et s'est mis à jouer dans l'espoir d'attirer l'attention de son ex-copine, qui l'a quitté après quatre mois de relation selon le Mirror. Mais son initiative "romantique" n'a pas vraiment obtenu l'effet désiré. Après plusieurs articles de la presse britannique, des voix se sont élevées sur les réseaux sociaux pour dénoncer le harcèlement malsain de Luke, qui ferait mieux de laisser son ex tranquille. "Chers hommes, les femmes ont le droit de vous quitter, vous n'avez pas le droit d'exiger une petite amie. Chers médias, arrêtez de romancer des comportements de harceleur dominant", a notamment écrit l'auteure féministe Sian Norris sur Twitter.

Sur le site i News, Luke a déclaré ce lundi qu'il mettait fin à son projet. "Hier vers 4 heures du matin, j'ai reçu un coup de poing dans la figure et je suis devenu le plus grand imbécile du West Country", explique le musicien. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'il a décidé d'arrêter de jouer. "Je me fiche d'être détesté du monde entier", a-t-il poursuivi. "Je suis juste un homme qui tentait de montrer, peut-être naïvement, à une personne à quel point il l'aimait. Et je suis désolé d'avoir choqué tant de gens."

Luke n'avait "nullement l'intention" de "forcer" cette fille à l'aimer. "Vous pouvez m'appeler un harceleur, un psychopathe, un obsédé, ça n'a pas d'importance. Aucun mot ne peut me faire plus de mal que la perte de quelqu'un que j'ai vraiment aimé. Je me suis arrêté de jouer hier parce que j'ai réalisé que ce que je voulais faire avait spectaculairement échoué. La réaction des réseaux sociaux n'a apporté que de l'embarras et de la douleur à la personne que je ne voulais pas blesser (...) J'aimerais sincèrement m'excuser auprès de cette fille que je ne voulais pas nommer, cette fille que je ne voulais pas attendre devant chez elle, cette fille que je ne voulais pas inonder de messages et de mails."

Par Catherine Delvaux. 12/09/17 - 17h15