Un préservatif va révolutionner la détection des maladies vénériennes

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Le préservatif permet de se défendre contre les maladies sexuellement transmissibles mais il pourrait bientôt faire bien plus. Des chercheurs ont mis au point un modèle qui avertit ses utilisateurs s'ils sont malades, tout simplement en changeant de couleur.

L'idée du préservatif intelligent est né d'un trio de jeunes étudiants britanniques de l'Essex qui ont présenté "Steye" à un concours national pour adolescents. Ils ont remporté le "Teen Tech Award", le prix pour la meilleure innovation dans le domaine de la santé.  

Un système facile à utiliser
Le préservatif change de couleur lorsqu'il détecte la présence de certaines maladies vénériennes. Sa surface réagit au contact des bactéries les plus courantes, faisant passer le préservatif du transparent au jaune, vert, violet ou bleu, le tout dans des tons très lumineux et phosphorescents. L'objectif est d'être clairement visible, même dans l'obscurité.  

Chaque couleur correspond à une maladie spécifique: le jaune est la réaction à la présence de l'herpès, le bleu est le signal de la syphilis, le vert est la couleur associée à la chlamydia et le violet est la couleur du virus Hpv ou papillomavirus. La couleur du préservatif intelligent est un signal d'alarme pour le couple qui ignore la présence d'une maladie, souvent asymptomatique. Ils devront ensuite dépister cette maladie et suivre les traitements médicaux appropriés.  

Un espoir pour les prochaines générations
"Nous avons conçu le "Steye"  pour améliorer l'avenir de la prochaine génération" a déclaré l'un des trois inventeurs. "Nous voulions créer quelque chose qui pourrait détecter les maladies sexuellement transmissibles pour que les gens puissent agir immédiatement et vérifier l'infection avec d'autres tests. Mais c'est aussi une façon de diminuer les tests chez le médecin".      

La récompense du Teen Tech Award a valu à la jeune équipe d'inventeurs un prix de 1150 euros et une visite à Buckingham Palace. Aujourd'hui, le Steye n'est encore qu'au stade d'un travail d'étudiants mais il pourrait intéresser un fabricant ou l'industrie pharmaceutique elle-même. Sa production aurait pour effet de réduire le pourcentage d'infections, qui se révèlent souvent trop tard.

Jeanne Poma. 10/04/18 - 17h52