Les 18-34 ans, une génération maudite?

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Ambitieux, hyperconnectés, présents sur tous les fronts, les 18-34 ans, alias "les enfants du millénaire", alias les "millennials", alias la génération Y, alias les "digital natives", paient aujourd'hui le prix de leurs efforts. Et de leurs talents...

Les "millennials" se distinguent par de nombreuses caractéristiques: parmi les principales, une relation familière avec les nouvelles technologies. Ces 18-34 ans ont effet grandi avec elles, ont évolué avec le développement de l'informatique grand public, les premiers téléphones portables, internet, le smartphone et ils maîtrisent ces outils naturellement, comme aucune autre génération avant eux. Mais ce talent tant recherché aujourd'hui par les employeurs connaît une destinée pour le moins inattendue. Au point qu'une étude évoque aujourd'hui sa "malédiction", relate Le Temps

Génération maudite?
Le quotidien suisse donne la parole à plusieurs victimes de cette génération saturée dans un article consacré au phénomène du burn-out, ou syndrome de l'épuisement professionnel. Ce mal touche des employés performants, de jeunes leaders, tout à coup minés par leur situation, au départ privilégiée mais rapidement intenable. Selon le cabinet de ressources humaines Accountemps, les 18-34 ans s'avèrent étrangement les plus exposés au burn-out, selon une étude publiée à l'origine sur l'Harvard Business Review

Génération surexploitée?
Selon les experts, cette génération est la plus démunie parce qu'elle est aussi la plus connectée, la plus sollicitée, la plus "bombardée de messages professionnels", confie Jennifer Jordan, professeure à l'IMD, une célèbre école suisse de management. De plus, pour ces enfants de la technologie, signaler son excès de stress reste mal perçu, un signe de médiocrité: "Le repos est primordial pour la créativité et l'innovation. Pourtant, certaines organisations ne permettent plus cette prise de recul", précise Jennifer Jordan. 

Démission et cure de désintoxication
Conséquences d'une impasse mentale ou d'une overdose d'activité, ces employés généralement bien rémunérés tombent en dépression, démissionnent du jour au lendemain ou peinent à assumer leurs lourdes responsabilités précoces. Certains, comme Grégoire Barbey, finissent même en cure de désintoxication.

"Le corps a dit stop"
Blogueur, journaliste et chroniqueur politique à 26 ans, Grégoire a connu une ascension fulgurante avant que son corps ne dise stop: "Burn-out: il se retrouve hospitalisé, il fait des crises d'angoisse et ne supporte plus la lumière des écrans, ni le bruit", relate Le Temps. Le traitement? Une cure de désintoxication numérique de six mois: plus de réseaux sociaux, plus d'internet. Remis sur pied, il a aujourd'hui repris du service et livre son point de vue sur l'actualité. Moins frénétiquement cette fois. 

Un article à découvrir sur le site du quotidien suisse Le Temps

Par: rédaction 6/08/17 - 09h15