Un violeur obtient l'autorité parentale conjointe sur l'enfant de sa victime

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Elle avait 12 ans à peine quand Christopher Mirasolo, 18 ans, l'a violée après l'avoir retenue captive deux longues journées. La jeune fille est tombée enceinte et a mis un petit garçon au monde, neuf mois après son agression. Neuf ans plus tard, Christophe Mirasolo vient d'obtenir l'autorité parentale conjointe sur l'enfant qu'il a eu avec sa victime. De façon assez étonnante, l'agresseur n'a pas demandé à obtenir ces droits. La démarche a été effectuée par le bureau du procureur après que la mère ait demandé une aide sociale. "Il n'a rien demandé", insiste son avocate. "Il a reçu un ordre de filiation délivré par la cour le mois dernier indiquant qu'il bénéficiait légalement de l'autorité parentale conjointe et d'un droit de visite."

Un juge du comté de Sanilac dans le Michigan a ordonné récemment un test de partenité sur l'enfant. Mirasolo a été identifié comme étant le père de l'enfant et le juge a ordonné que son nom soit ajouté à l'acte de naissance du garçon et que l'adresse de la femme qu'il a violée lui soit donnée. Celle-ci n'a jamais donné son autorisation pour cela.

L'avocat de la jeune femme n'en revient pas. Pour lui, la décision du juge est complètement "folle". "Rien ne va bien depuis que ce cas a été ouvert devant la justice. Christophe Mirasolo devrait toujours être en prison mais ma cliente est une victime du système. Elle était une enfant elle-même quand ça s'est passé."

La mère, qui n'est pas identifiée dans le détail parce qu'elle est victime d'un crime sexuel et qu'elle a droit à l'anonymat, a déclaré: "Mon fils est né d'un viol mais je ne pense pas à ça. C'est mon enfant. Il fait partie de moi. Il n'est pas une part de lui. J'espère que Mirasolo n'aura jamais aucun droit sur lui."

Mirasolo est en liberté conditionnelle depuis juillet 2016. Il est enregistré comme délinquant sexuel et n'est pas autorisé à avoir un contact avec un enfant de moins de 17 ans sans la présence d'un adulte responsable. Il ne peut pas non plus s'approcher d'une école ou d'une garderie sans autorisation ni avoir d'ordinateur connecté à Internet.

La prochaine audience sur ses droits parentaux aura lieu le 25 octobre.

Par: Deborah Laurent 10/10/17 - 04h00