SemSom, le très proche Orient

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Installé depuis quelques jours sur la rue Lesbroussart, à Ixelles, le "néo-libanais" SemSom semble déjà promis à un bel avenir tant il dépoussière le style et l'ancre dans un cadre enfin remis au goût du jour.

Elle prend sa source à l'avenue Louise et s'écoule jusqu'à la place Flagey. Canal d'irrigation entre deux zones de plaisance, elle véhicule les noctambules d'une rive à l'autre de la commune. La rue Lesbroussart récolte les fruits de son emplacement stratégique, dans un quartier en pleine ébullition où les initiatives bourgeonnent toute l'année, quelle que soit la saison. Ici, le visiteur se laisse emporter par le courant, la variété de l'offre, l'alternance, et ne baigne jamais deux fois dans la même tendance. À chaque traversée, les comptoirs ont changé et quand quelqu'un rend son son tablier, un nouveau concept le remplace au pied levé.   

Nouveau venu
Donburis et gyozas, ramen, "meat point" minimaliste, cantines italienne, créole ou indochinoise, pizzeria branchée, hamburgers soignés, librairie raffinée, tapas, antipasti ou planchettes, bars à vin ou bars à soupe, on trouve de tout ici et désormais une nouvelle enseigne sur laquelle il faudra compter. Depuis le 29 janvier, la street food libanaise vient compléter la palette locale de sa gamme de couleurs et de ses mille parfums. SemSom est l'inspiration de Dane Farran, jeune trentenaire aux deux racines, passionné par la cuisine de ses origines. Aux fourneaux, Karen Anidjar, autodidacte, formée à la Villa Lorraine Traiteur et chez Tan. Un projet à deux et une envie commune de valoriser la richesse culinaire du Proche-Orient dans un environnement convivial, familier mais néanmoins contemporain. 

Sésame, ouvre-toi
Bien dans l'air du temps, le cadre se révèle en effet moderne et accueillant, la lumière tamisée et chaleureuse, ses rayons idéalement orientés. Une ambiance détendue que la proximité des tables ne vient étrangement pas troubler. Quelques plantes suspendues diffusent leur dose de quiétude. SemSom signifie sésame en libanais, un élément central de cette cuisine que l'on retrouve dans le falafel, le houmous ou le tahini. L'ambition est ici à l'ouverture, à l'audace, à la tradition revisitée, à la subtilité et à la délicatesse. Le tout avec la simplicité et la générosité qui caractérisent la gastronomie du Liban. 

Menu
Au menu, une bière locale pour commencer (Beirut) rapidement accompagnée d'un quatuor de houmous aux affinités électives: avocat/persil, betterave/cumin, curcuma, zaatar (mélange d'épices à base de thym, marjolaine et coriandre séchés), le tout ponctué de quelques pépins de grenade acidulée. Autour, les petits plats s'accumulent: un tabouleh délicieusement citronné, du moutabal, un caviar d'aubergines revu et corrigé, des rondelles de concombre à la fleur d'oranger, des carottes aux agrumes et à la menthe et des croquettes d'halloumi pané.  

Wrap ou man'ouché?
Autres possibilités: le SemSom wrap réinvente le pains chaud libanais. On le garnit allègrement de falafel, d'halloumi, voire de poulet et d'une sauce dont la maison détient le secret; enfin, le man'ouché (ou "mana'ich") consiste en une sorte de pizza levantine cuite au four à bois et badigeonnée de zaatar. Un élément incontournable de la culture libanaise mais encore relativement méconnu chez nous, hors des cercles d'initiés. À ce propos: c'est sur place ou à emporter et encore plus intéressant financièrement le midi. 

Le vin des origines 
Quelques limonades fraîches et ensoleillées viennent agrémenter la carte des boissons où se démarquent quelques vins libanais de la vallée de la Bekaa (Château Kefraya) soigneusement sélectionnés par le père du maître des lieux. Plus qu'un vignoble, un retour à la genèse du nectar, joyau antique de cette région, berceau historique de la viticulture. Plus qu'un resto, un carnet de voyage, en somme... 

SemSom
Rue Lesbroussart, 95 1050 Bruxelles
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 15h
Et du mercredi au samedi de 18h à 22h
www.semsom.be
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Par: rédaction 4/02/18 - 11h15