Melissa George revient sur la nuit qui a tout fait basculer

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L'actrice de "Grey's Anatomy" revient sur les violences conjugales qu'elle a subies en septembre dernier. Le père de ses deux enfants l'a frappée et elle avait été retrouvée hébétée dans les rues de Paris.

L'actrice australienne Melissa George, vue dans "Friends", "Grey's Anatomy" ou encore "Lie to me", est revenue sur les violences conjugales qu'elle a subie en septembre dernier. Elle errait seule et ensanglantée dans les rues de Paris après avoir reçu des coups de l'entrepreneur français Jean-David Blanc. Un chauffeur Uber l'avait emmenée au poste de police à sa demande. Dans une interview accordée à Channel 7, elle raconte qu'elle avait très vite compris que quelque chose n'allait pas dans sa relation.

Son compagnon lui avait demandé de signer un accord juridiquement contraignant avant la naissance de leur premier enfant. Le document demandait notamment que le bébé soit circoncis, que la famille vive en France et que les enfants à venir soient élevés dans la religion juive. Elle n'a jamais signé ce papier: "Je savais que quelque chose n'allait pas. Mais je me disais que ça irait mieux le lendemain."

Le 7 septembre, Jean-David Blanc est rentré tard et l'a réveillée. "Après des années à ce rythme, je lui ai crié dessus. Je voulais qu'il comprenne ce qu'il me faisait vivre. C'est devenu une bagarre de 27 minutes", se souvient-elle. "Ca a commencé avec lui sur moi, les bras bloqués au-dessus de ma tête. Je le repoussais avec mes pieds. J'ai mouillé le lit, j'ai mouillé le sol. J'ai combattu aussi fort que j'ai pu. Il m'a poussée dans la porte, puis m'a frappé au visage." Melissa George explique qu'il a fallu répondre au question de son fils aîné. "Il m'a demandé si papa m'avait frappée, j'ai dit oui, je n'allais pas mentir."

Melissa a été accusée d'avoir "exagéré ses blessures". "Je suis une actrice, on se dit que je ne suis pas sincère." Aujourd'hui, Melissa est bloquée en France, coincé dans une bataille juridique sans fin au sujet de la garde des enfants.

Au lieu de recevoir le soutien espéré, les Australiens l'ont incendiée sur les réseaux sociaux. Il y a quelques années, Melissa s'était attaquée à son pays d'origine, en expliquant: "Si les médias australiens n'ont rien d'intelligent à dire, qu'ils ne parlent plus de moi. Je préfère prendre un croissant et un espresso à Paris ou promener mon bulldog français à New York." Sur Twitter, suite à son interview, on pouvait lire des commentaires du style: "Rien à foutre. Après son attitude arrogante dans le passé au sujet de l'Australie, elle voudrait de l'aide? Pfff."

Par: Deborah Laurent 20/03/17 - 08h22