Le Belge s'endette de plus en plus pour... pas grand-chose

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Le Belge emprunte de plus en plus pour réaliser des dépenses non essentielles, relate L'Écho dans un article consacré aux dérives du crédit à la consommation.

Il n'y a pas si longtemps, le Belge ne recourait à l'emprunt que pour financer l'achat de biens au coût trop élevé pour l'épargne: immobilier, voiture, etc. Les temps ont bien changé: aujourd'hui, le crédit à la consommation satisfait toutes les petites envies compulsives, du smartphone au vélo, en passant par l'anniversaire de mariage, voire un voyage de rêve sous les tropiques. 

Cette généralisation du crédit se décline en trois catégories: 

- l'ouverture de crédit 

- le prêt à tempérament

- la vente à tempérament

Privilégier le crédit à tempérament
La première prend généralement la forme d'une carte de crédit délivrée par une enseigne. Elle permet à son propriétaire d'étaler le paiement de ses achats sur plusieurs mois, avec les intérêts évidemment. L'Écho privilégie le crédit à tempérament car il s'agit d'une somme d'argent précise prêtée pour une durée déterminée, ce qui minimise les risques d'endettement. 

Crédit express
Néanmoins, la facilité d'accès à ces crédits multiplie les demandes d'emprunts destinés à des dépenses non essentielles. Dans certaines banques, il est par exemple possible d'emprunter en ligne de 500 à 2.500 euros, et ce en quelques clics. La publicité de ces crédits s'est également fortement élargie. 

Gare au surendettement
L'année passée, sur les 800.000 crédits à la consommation à tempérament octroyés, 418.000 ont été souscrits "pour financer des dépenses non essentielles", précise L'Écho. Un chiffre en constante augmentation depuis 2013. Bref, acheter ce que l'ont veut, quand on veut, c'est désormais très simple... mais gare au surendetement. 

Emprunter de l'argent coûte de l'argent
"Idéalement, il faut éviter d'emprunter de l'argent pour un projet non essentiel et qui ne permet pas de réaliser une plus-value. Il vaut mieux reporter certains achats et privilégier une épargne pour les financer. On ne le répétera jamais assez: emprunter de l'argent coûte de l'argent!", conclut le quotidien économique.

Par: rédaction 13/03/18 - 12h32