"On s'acharne sur Cyril Hanouna parce qu'il est très à la mode en ce moment"

Vous pensiez que Beethoven n'avait rien à voir avec Michael Jackson? Le spectacle Odino vous fera changer d'avis! Mélange de pop et de classique, cet orchestre vous fera redécouvrir la musique comme vous ne l'avez jamais entendue le 16 septembre prochain à 17h au Waterlol. Le très emblématique Gérard Louvin, producteur du spectacle, a accepté de nous en dire un peu plus et de revenir sur sa carrière.

Pourquoi avoir choisi de produire le spectacle Odino, qui change de tout ce que vous avez fait jusqu'à présent?
Tout simplement parce que je cherchais à produire ce que je n'avais encore jamais fait. C'est un spectacle qui mélange à la fois le pop et le classique. Et mon objectif était d'attirer tous les membres d'une famille à ce spectacle. Que ce soit les parents, les grands-parents ou encore les enfants. D'ailleurs, petite anecdote, ce sont souvent les enfants qui, après avoir adoré le spectacle, attirent d'autres jeunes. Je peux donc dire que le pari est réussi.

C'était si important pour vous de rendre un orchestre accessible à un public plus jeune?
Oui, parce que j'ai toujours essayé de vulgariser mes spectacles. Avec Odino, c'est 1h30 de spectacle durant laquelle les jeunes peuvent découvrir ce qu'est un orchestre, ce qu'est la musique classique mais ils le font tout en s'amusant.

Le public interagit-il durant le spectacle?
Tout à fait. Il y en a qui vont jouer de la percussion, d'autres vont monter sur scène jouer du piano alors qu'ils n'ont peut-être jamais touché à un instrument de leur vie. Ça rend le spectacle très amusant. Les gens sourient lorqu'ils viennent voir Odino.

Comment avez-vous rencontré les musiciens de ce spectacle?
J'ai d'abord eu l'idée de faire un orchestre qui mêlait les genres musicaux et puis j'ai dû trouver un chef d'orchestre qui était assez ouvert que pour vouloir se lancer dans ce défi. La majorité des musiciens, quant à eux, sont jeunes et ils prennent beaucoup de plaisir dans ce spectacle parce qu'ils jouent des musiques qu'ils n'ont pas l'habitude de jouer. Il y a également des battles entre eux.

© Greg Alexander.

Vous avez également sorti un album.
Oui, il est en vente sur Internet et ça se lance doucement mais sûrement. Par contre, on en vend énormément à la sortie des spectacles parce que le public a aimé et qu'il a envie de réecouter les musiques chez lui.

Vous avez produit énormément d'autres artistes. Quel est celui qui vous a le plus marqué?
Je dirais que c'est Florent Pagny parce que je l'ai découvert dans un bar à Montréal et 30 ans après, il est encore là! Et bien là même. En deuxième position, je dirais que c'est Michel Leeb tout simplement parce qu'on a grandi ensemble. On était rien du tout à la base et puis finalement, on a tous les deux fait un tabac. Il m'a beaucoup aidé à grandir. Et enfin, Jean-Pierre Foucault a également été une très belle rencontre puisqu'on a travaillé durant 15 ans ensemble et qu'il n'y a jamais eu un mot plus haut que l'autre.

Vous avez également été le directeur artistique de Claude François. Quel souvenir gardez-vous de lui?
Sûrement pas le même que vous. Quand on parle de Claude François, la plupart des personnes pensent à ses paillettes, ses danses et ses claudettes. Alors que moi, je le vois avec une éponge à la main en train de nettoyer la poignet de la porte parce qu'il était très maniaque. Je n'ai que de bons souvenirs avec lui. Quand on était à deux, il était très sympatique. Mais il suffisait qu'une troisième personne soit là pour qu'il se transforme en Claude François. Et ça, ce n'était pas toujours très chouette.

Entre 2012 et 2014, on vous a également vu en tant que chroniqueur dans Touche pas à mon poste. Mais vous avez préféré arrêter à cause de Nabilla. Pourquoi?
Ce n'est pas tout à fait ça. J'y travaillais depuis deux ans et quand j'ai su que Nabilla allait arriver, je n'avais aucune envie de m'asseoir à côté d'elle pour parler de télévision. Cyril Hanouna avait alors proposé de la faire venir quand je n'étais pas là mais ce n'était pas à moi de décider. Et puis j'avais déjà parlé 20 fois de l'Amour est dans le pré, 40 fois des Anges de la télé-réalité. J'avais un peu fait le tour. Personnellement, je n'étais pas là pour manger des asticots ou recevoir de la farine en plein direct. Mais pour parler de télévision.

 
Michel Leeb et moi, on était rien du tout à la base et puis finalement, on a tous les deux fait un tabac.
Gérard Louvin

Quelle relation entretenez-vous avec Cyril Hanouna aujourd'hui?
On se côtoie toujours. On ne s'appelle pas tous les jours mais on s'entend bien. Il m'a même proposé de participer à la 1.000ème émission en me jurant que je n'allais pas recevoir un pot de yaourt sur la tête mais je n'ai pas voulu. Mis à part ça, je ne garde que de bons souvenirs de cette émission.

Que pensez-vous de son dernier canular qui a fait la Une des médias? Ne pensez-vous pas qu'il ait été trop loin?
Vous savez des canulars comme celui-là, il y en a déjà eu des centaines. Il vous suffit d'écouter NRJ avec Cauet, par exemple, c'est le permier à en faire. Mais ici, on s'acharne sur Cyril parce qu'il est très en vue pour le moment, très à la mode. Pourtant, je peux vous dire que ce n'est pas un méchant et qu'il est loin d'être homophobe. Je suis sûr qu'il s'est rendu compte qu'il faisait une gaffe quand il réalisait son canular. Mais il est en direct. Il ne pouvait donc pas revenir en arrière.

Quels sont vos futurs projets?
Oh, vous savez, je suis à un âge où mon avenir est derrière moi. Je suis actionnaire dans un groupe d'hôtels donc ça me prend déjà pas mal de temps. Et puis j'aimerais faire connaître Odino à l'étranger. Le chef d'orchestre parle anglais et allemand, ça peut donc nous ouvrir déjà pas mal de portes.

 
Je n'étais pas là pour manger des asticots ou recevoir de la farine en plein direct. Mais pour parler de télévision.
Gérard Louvin à propos de Touche pas à mon poste

Deborah Van Boterdael 17/06/17 - 10h00