Le CSA a reçu 12 plaintes contre Benjamin Maréchal qui "n'a pas sa place au service public"

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Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a reçu plusieurs plaintes à la suite du débat relatif aux propos polémiques de Brigitte Lahaie sur le viol diffusé vendredi matin du Vivacité, annonce l'instance de contrôle dans un communiqué. "Le CSA est à ce jour saisi de 12 plaintes et entame une analyse pour juger leur recevabilité et la suite qui leur sera apportée", ajoute-t-il.

Dans l'émission "C'est vous qui le dites" présentée par Benjamin Maréchal, les auditeurs étaient invités vendredi matin à réagir aux propos tenus la veille par l'ex-actrice porno française Brigitte Lahaie. "On peut jouir lors d'un viol", avait-elle déclaré sur BFM TV, avant de s'excuser. "Vous lui répondez quoi? ", a demandé l'animateur de Vivacité à ses auditeurs.

"Intolérable d'aborder un sujet aussi sensible et grave de cette manière. Pas acceptable pour un média de service public. J'interpelle l'administrateur général de la RTBF à l'instant", a réagi Jean-Claude Marcourt sur Twitter.

"Il est totalement inopportun et éthiquement honteux, particulièrement pour un média de service public, de mettre en débat les conséquences dévastatrices de cet acte pour les victimes en y associant la notion de plaisir", a renchéri Isabelle Simonis. "J'espère que le CSA se saisira de ce dossier. J'interpellerai l'administrateur général de la RTBF et lui rappellerai des mesures mises en place pour éradiquer les violences sexuelles dans nos sociétés."

Du côté de la RTBF, on confirme uniquement qu'une discussion est en cours en interne à la suite des nombreuses réactions suscitées par le programme.

"Le viol est un crime. Donner l'occasion au public de le dire ne l'est pas", s'est défendu l'animateur Benjamin Maréchal sur sa page Facebook.

"Benjamin Maréchal n'a pas sa place au service public"

"Benjamin Maréchal n'a pas sa place sur les ondes du service public", indique vendredi le cdH, dans la majorité en Fédération Wallonie-bruxelles, à la suite d'un débat sur le viol diffusé vendredi matin sur la radio Vivacité (RTBF) et qui a suscité douze plaintes auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). Dans un communiqué, le parti centriste "exige des conclusions et des actes."

"Le groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'interpellera plus l'administrateur général de la RTBF comme il l'a déjà fait plusieurs fois par le passé. Il n'interpellera plus le ministre des Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles comme il l'a déjà fait plusieurs fois par le passé. Force est de constater que ces interpellations n'ont aucunement modifié la situation", déplore le cdH.

"Aujourd'hui, après avoir demandé en novembre une réflexion de la part de la RTBF au sujet de Benjamin Maréchal et de son émission, le groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles exige des conclusions et des actes."

Vendredi matin, dans l'émission "C'est vous qui le dites" présentée par Benjamin Maréchal, les auditeurs étaient invités à réagir aux propos tenus la veille par l'ex-actrice porno française Brigitte Lahaie. "On peut jouir lors d'un viol", avait-elle déclaré sur BFM TV, avant de s'excuser. "Vous lui répondez quoi? ", a demandé l'animateur de Vivacité à ses auditeurs.

Selon le cdH, "la RTBF ne mérite pas cette ignominie."

De leur côté, les ministres PS Jean-Claude Marcourt et Isabelle Simonis ont annoncé qu'ils interpellaient l'administrateur général de la RTBF Jean-Paul Philippot.

Par: rédaction 12/01/18 - 17h24