La Belgique condamne la décision de Trump sur Jérusalem

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"Nous condamnons cette déclaration" du président américain Donald Trump annonçant une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem, a indiqué jeudi à la Chambre le Premier ministre Charles Michel.

Le chef du gouvernement belge a plaidé en faveur d'un renforcement de la diplomatie européenne au Proche-Orient. Pressé par nombre de parlementaires, il a fait connaître son intention d'évoquer sur le terrain diplomatique la résolution du parlement belge appelant à la reconnaissance d'un Etat palestinien, estimant qu'une reconnaissance formelle ne pourrait avoir lieu que dans un cadre européen.

L'opposition a noté l'évolution de la réaction de la Belgique à cette annonce du président Trump qui avait été qualifiée de "regrettable" par le ministre des Affaires Didier Reynders. Si elle a salué cette évolution, elle a regretté un manque d'ambitions dans les actes, soulignant notamment la possibilité pour la Belgique d'oeuvrer, sur le plan bilatéral, à la reconnaissance d'un Etat palestinien.

Décision regrettable
Le Centre communautaire laïc juif David Susskind (CCLJ) regrette également la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain Donald Trump.

Pour le CCLJ, Jérusalem est certes la capitale d'Israël : la ville est le siège de ses institutions gouvernementales, législatives et judiciaires. Cependant, "la seule manière pour que Jérusalem soit reconnue internationnalement comme telle doit passer par un accord de paix fondé sur la solution de deux peuples, deux Etats", estime l'organisation. "De cette manière, les Palestiniens pourront reconnaire leur propre capitale à Jérusalem-Est."

Pour Menia Goldstein, président du CCLJ, la remise en cause américaine du statu quo en vigueur sur Jérusalem constitue "une provocation inutile en l'absence de perspective de paix", dans la mesure où le statut de Jérusalem constitue un des éléments clés du conflit.

L'organisation juive basée à Bruxelles insiste sur l'importance de trouver une solution respectant les aspirations nationales des Israéliens et des Palestiniens. "Cette solution est celle de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte", ajoute le CCLJ.

En outre, l'organisation se dit satisfaite du renouvellement des contacts entre l'Union européenne et Israël et espère que la visite du Premier ministre israëlien Benjamin Netanyahou le 11 décembre prochain "encouragera l'Europe à jouer un rôle plus fort dans la recherche d'une solution équitable".

Par: rédaction 7/12/17 - 15h02