"Trump risque d'aggraver la situation s'il refuse de certifier l'accord nucléaire"

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Un refus de Donald Trump de "certifier" l'accord international sur le programme nucléaire iranien "pourrait sérieusement aggraver" la situation, a averti vendredi le Kremlin, à quelques heures d'un discours très attendu du président américain.

"Des actions de ce genre affecteraient assurément la prévisibilité, la sécurité, la stabilité et la non-prolifération dans le monde entier", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, avertissant que "cela pourrait sérieusement aggraver la situation concernant le dossier nucléaire iranien".

Lors d'un discours à 12H45 (18H45 HB), Donald Trump pourrait annoncer qu'il refuse de "certifier" le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Bien que cela ne signifie pas que le président américain se retire de l'accord conclu en juillet 2015 par l'Iran et le Groupe des Six, cette non-certification américaine pourrait ouvrir une période de grande incertitude.

Ainsi, si les Etats-Unis ne le certifient pas, "Téhéran abandonnera cet accord" à son tour, a déclaré M. Peskov.

"Situation inacceptable"
"La Russie va bien sûr maintenir sa position, répétée plusieurs fois par le président Poutine, qui vise à assurer malgré tout un processus de règlement du dossier nucléaire iranien, et un processus qui va nous permettre d'empêcher la prolifération d'armes nucléaires", a-t-il promis.

"Ce genre d'actions de la part des Américains va avoir des conséquences très, très négatives, c'est évident", a-t-il souligné.

Le porte-parole du Kremlin a également dénoncé le refus des Etats-Unis d'accorder un visa à des représentants de l'état-major russe qui étaient attendus jeudi aux Nations unies, à New York, pour un briefing de militaires russes et chinois, consacré au déploiement du système de défense antimissile américain dans le monde.

"En tant que pays accueillant le siège de l'ONU, les autorités américaines ont certaines obligations. Nous sommes très préoccupés par cette situation et nous la considérons comme inacceptable", a déclaré M. Peskov.

Par: rédaction 13/10/17 - 15h22