De la musique électro partout à Bruxelles, dont les souterrains du Coudenberg

© Facebook.com/BrusselsElectronicMarathon.

Dès ce vendredi, plus de 200 artistes proposeront une soixantaine d'événements dans 33 lieux bruxellois qui vibreront, tout le week-end, aux rythmes du Brussels Electronic Marathon (BEM). La première édition avait attiré plus de 12.000 personnes. "Notre volonté est de mettre à l'honneur les artistes belges du milieu de l'électro et de faire rencontrer des lieux peu habitués à accueillir ce genre musical". Parmi les événements attendus figure SynestheticS, une exposition d'art sonore et visuel dans les souterrains du Palais du Coudenberg, sous la place Royale.

La deuxième édition du Brussels Electronic Marathon débute ce vendredi soir pour un week-end placé sous le signe de la musique électronique. Cette année, plus de 33 lieux bruxellois ont accepté de collaborer et 229 artistes (contre 104 en 2016) se produiront aux quatre coins de la capitale belge.

A côté du Fuse, du MIMA, du Beursschouwburg, de L'Amour Fou ou du Bonnefooi, de nouveaux lieux font leur apparition cette année, parmi lesquels Creatis, Flagey, le Café des Halles ou encore le Recyclart. "Notre volonté est de créer la surprise en faisant rencontrer la musique électronique dans des lieux et avec un public peu habitués à ce genre de son. Flagey, plutôt orienté musique classique, en est le parfait exemple", nous glisse Andri Haflidason, co-organisateur de l'évenement avec Brice Deloose.

"85% du programme est gratuit"
Le BEM17 accueille différents événements liés à la musique électronique à Ixelles et dans le centre de Bruxelles, à savoir des workshops, des brunchs, des animations pour enfants ou encore des installations. "Entre 80 et 85% des événements de ce week-end sont gratuits", se félicite l'organisation qui précise que les artistes, eux, ne sont pas bénévoles.

"Les performances payantes, elles, ne dépassent pas le prix d'un événement normal, à savoir entre 10 et 15 euros". Si une formule de "pass" est à l'étude pour l'édition 2018 - "si nous trouvons un système intelligent et adapté"-, le visiteur devra s'acquitter à chaque fois d'un ticket pour les shows payants. 

Les concerts d'ouverture du marathon auront lieu vendredi à Flagey. Le musicien autrichien Fennesz proposera une performance avec l'artiste d'animation Lillevan. A leurs côtés, le projet musical modulable Betøn (collectif FTRSND) jouera une réinterprétation de "In C" de Terry Riley. Samedi, au Fuse, la "United" réunira plusieurs collectifs de la scène belge comme Initiate, Norite, Lessismore, Beyond, Terminal Techno et Deep In House. Le Recyclart organisera également ce soir-là une Beat Battle.

Le membres du jury - issus des collectifs Beatchronic, Full Colorz, FTRSND et Cosmic Pop - donneront des showcases pour clôturer la soirée. Parmi les lieux estampillés BEM durant tout le week-end du festival, le Zodiak proposera une soirée avec Global Hybrid, Proug et Gommette noire le vendredi, une production propre le samedi et une afterparty le dimanche.

Kraftwerk au Coudenberg
Au delà de ce programme surchargé, le BEM a réussi un coup de force en installant une exposition d'art visuel et sonore intitulée SynestheticS dans le souterrain du Palais du Coudenberg.

"C'est une première", se réjouit Andri Haflidason. "Du 12 au 20 octobre, le public va avoir l'occasion de plonger dans les entrailles de la ville pour vivre une expérience unique en liant des oeuvres contemporaines au sein d'un espace datant de plusieurs siècles."

Jeux de lumière, arts sonores, interactivités sont au programme. "Nous avons par exemple un atelier intitulé "Smartphone Orchestra" dans lequel le visiteur pourra utiliser son téléphone pour jouer un track de Kraftwerk". Et dimanche après-midi, un événement spécial s'y tiendra, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.

"Contrairement à d'habitude, l'accès au Coudenberg se fait par une entrée dérobée, à côté du musée de la Musique. Le programme de dimanche promet d'être grandiose et se déclinera autant en intérieur qu'en extérieur".

Le programme complet est disponible sur www.bem.brussels ou sur la page Facebook du BEM.

Loïc STRUYS 13/10/17 - 12h00