"Le biathlon est comme une femme: très imprévisible"

© belga.

Michael Roesch a terminé 23e de la poursuite en biathlon sur 12,5 km, lundi aux Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang. Bien qu'il ait perdu ses gants juste avant le départ et qu'il ait dû en emprunter, le biathlète barbu a livré une chasse méritoire.

Après le sprint de dimanche, Roesch a dû s'élancer de la 38e place dans la poursuite disputée au centre de biathlon d'Alpensia où le thermomètre affichait -11°C (-15 ressenti). L'Allemand naturalisé de 34 ans s'est distingué au tir, avec seulement un raté, un très haut niveau qu'il a été le seul à partager avec les trois médaillés du jour. Cependant, il a dû disputer la course sans ses gants de compétition habituels.

"Juste avant le départ, j'ai donné mes gants au kiné pour qu'il les réchauffe. Mais deux minutes avant le départ, on ne les retrouvait plus, donc je n'avais plus de gants. Un Polonais m'a aidé, mais bien sûr ce n'étaient pas mes gants habituels. C'est pourquoi j'ai accusé un peu le coup", a-t-il expliqué. "Mais j'ai rapidement réussi à retrouver la concentration et le tir s'est très bien passé. Il y avait beaucoup de vent, mais je n'ai fait qu'une seule erreur. Le ski fut moins bon. Dès le début, je n'ai pas eu la meilleure sensation dans les jambes."

Jeudi, les biathlètes disputeront l'individuelle sur 20 km. Après sa performance dans la poursuite, Roesch peut ambitionner le top 20. "Nous verrons. Le biathlon est comme une femme, très imprévisible", a-t-il plaisanté. "C'est une course complètement différente. Je vais faire de mon mieux."

Avec un bon résultat dans le 20 km, Roesch peut décrocher son billet pour la mass start qui retiendra le Top 30 de cette course. "Ce serait le couronnement du travail. Mais je ne veux pas encore en parler." .

Par: rédaction 12/02/18 - 15h41