Des animaux sauvés de la maltraitance offerts à un éleveur, colère des refuges

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Des refuges wallons ont dénoncé mardi, à la suite d'un nouveau scandale, l'inaptitude totale de "L'unité du bien-être animal de Wallonie" (UBEAW), chargée des contrôles et des saisies d'animaux. Responsable politique du bien-être animal et non avisé de cette situation, le ministre Carlo Di Antonio (cdH) recevra dès mercredi les représentants des refuges en son cabinet de Namur, a-t-on appris cet après-midi auprès de son service de presse.

Les refuges arrêtent, dès ce mardi et à titre définitif, toute collaboration avec ce service et demandent sa destitution. Ils entrent aussi en désobéissance civile, refusant toute restitution d'animaux maltraités. Les refuges pour animaux sont scandalisés.

"L'administration du 'Bien-être animal' offre des animaux maltraités sauvés par des refuges à un marchand de bestiaux", se sont étranglés mardi matin des représentants des refuges wallons lors d'une conférence de presse à Ath.

Une "décision incompréhensible et totalement scandaleuse"
De fait, les refuges ayant accueilli de nombreux animaux gravement maltraités et saisis à Saint-Denis le 13 mars dernier ont été informés par l'UBEAW qu'ils se verraient retirer une partie des rescapés. Ceux-ci seraient donnés à un éleveur-marchand. "Cette décision incompréhensible et totalement scandaleuse d'un point de vue éthique pose non seulement question, mais fait état d'un incroyable mépris à l'égard des refuges agréés. Face à un tel scandale, qui arrive après plusieurs années de collaboration difficile et de méthodes contestées par les associations, les refuges s'unissent et mettent en place un plan d'action pour contrer cette décision lamentable. Les associations réclament aussi la dissolution de cette administration qui révèle maintenant qu'elle n'est pas au service des animaux", indiquent dans un communiqué les associations.

La coalition des associations demande au ministre Carlo Di Antonio (cdH) de se positionner clairement et de prendre les décisions qui s'imposent face à ce qui ressemble à une attaque frontale vis-à-vis de sa politique en faveur d'une meilleure prise en compte du bien-être animal.

Par: rédaction 15/05/18 - 15h03