"La noyade des poussins est une mise en scène" selon l'élevage de Tielt

© Animal Rights.

La ferme Van De Vijvere, où Animal Rights a tourné des images de maltraitance animale, indique que le tri des poussins se fait "dans le respect du droit des animaux". Selon l'élevage de Tielt, les images sont trompeuses et ont été mises en scène "de façon malveillante".

Sur les images mises en ligne jeudi, on aperçoit des collaborateurs de l'élevage trier les poussins. Si l'un des animaux n'est pas jugé conforme, il est jeté parmi les coquilles d'œufs. D'autres poussins sont noyés dans un seau d'eau ou atterrissent vivants dans un container de déchets. Les images ont été prises en caméra cachée.

Selon l'élevage, les images montrent simplement que les poussin sont triés selon leur sexe. "Il arrive que des poussins non viables soient trouvés après l'éclosion, et ceux-ci sont, bien sûr, placés séparément afin d'être éliminés."

"Il ne s'agit pas d'une pratique de l'élevage"
"Les images où les poussins sont noyés dans un seau d'eau ont été mises en scène. Il ne s'agit pas d'une pratique de l'élevage", souligne l'entreprise. "Nous ne pouvons que supposer que la personne qui s'est infiltrée dans l'entreprise fait cela de façon malveillante. Nous souhaitons nous en distancier."

Les images montrant des poussins atterrir dans un container de déchets sont également fausses, selon l'élevage. "Encore une fois, ce n'est pas une pratique au sein de l'entreprise. Il peut arriver qu'un poussin éclose en retard parmi les milliers d'œufs et il n'est donc pas sélectionné lors du contrôle. Cela peut arriver et cela ne peut donc pas être évité."

L'entreprise assure que l'élevage a fait l'objet de contrôles systématiques, aussi bien prévus que surprises, menés par l'Afsca et la fédération du secteur Belplume. "Des irrégularités n'ont jamais été soulevées à ce jour", selon l'entreprise.

L'élevage regrette d'être présenté de façon si négative. "C'est inacceptable. Nous nous réservons tous les droits de déposer une plainte contre les responsables", conclut l'entreprise.

Pas encore de preuves pour l'inspection
L'équipe de l'inspection dépêchée jeudi matin par le ministre flamand en charge du Bien-être animal, Ben Weyts, auprès du couvoir industriel de Tielt dans lequel des images de maltraitance animale ont été filmées n'a pas encore su tirer beaucoup de conclusions après une première inspection, a fait savoir M. Weyts.

Le ministre indique par ailleurs que le travail d'inspection sera poursuivi. L'entreprise nie, selon Weyts, formellement que des poussins ont été systématiquement noyés ou eu le cou brisé. La première inspection qui a été menée a livré peu de conclusions. La production tourne en effet au ralenti car la demande a baissé à la suite de l'épidémie de grippe aviaire qui a sévi dans la région. De plus, les poulets sont envoyés chaque jeudi vers différents clients.

D'autres inspections seront menées
"Il est actuellement encore difficile de faire des constatations et recueillir des preuves. Je vais donc demander que d'autres inspections soient menées", indique le ministre flamand. Entre-temps la production pourra se poursuivre, mais sous l'oeil des inspecteurs.

Ben Weyts annonce également que des inspections surprises seront menées dès cette année dans les couvoirs et que la capacité des inspecteurs pour le bien-être animal va doubler.

Par: rédaction 15/06/17 - 18h55