Philippe De Backer ambitionne d'annuler trois parcs éoliens offshore

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Le secrétaire d'Etat à la Mer du Nord Philippe De Backer (Open Vld) va proposer au gouvernement d'annuler les concessions accordées aux trois derniers projets de parcs éoliens belges en Mer du Nord, rapportent vendredi L'Echo et De Tijd. Il va suggérer au gouvernement de retirer les concessions accordées aux projets Northwester II, Seastar et Mermaid.

Les concessions accordées aux projets Northwester II, Seastar et Mermaid sont dans le collimateur du Secrétaire d'Etat qui a l'intention de les réattribuer via un nouvel appel d'offres européen.

L'éolien en mer a longtemps été une des formes les plus chères d'énergie, "un win-for-life pour les propriétaires, et un pay-for-life pour l'Etat et le citoyen", estime Philippe De Backer. Il a toutefois constaté que lors d'appels d'offres à l'étranger, les coûts ont baissé en flèche.

Le Secrétaire d'Etat libéral compte donc laisser parler le marché. "La seule raison de connaître le prix du marché, c'est de lancer un appel d'offres européen", estime-t-il convaincu que cette procédure d'appel d'offres, qui fait jouer la concurrence, peut apporter d'importantes économies.

"Cette politique du yo-yo est néfaste pour les investissements"

Le secteur de l'éolien offshore s'est dit "choqué", vendredi, en réaction à la volonté du secrétaire d'Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer, d'annuler trois projets de parcs éoliens. "Cette politique du yo-yo est néfaste pour tous les investissements dans les énergies renouvelables", a appris Belga auprès de ce secteur.

Le secrétaire d'Etat affirme vendredi dans la presse qu'il souhaite annuler les trois derniers projets de parcs au large des côtes belges (Seastar, Mermaid et Northwester) et relancer un nouvel appel d'offres européen afin de réduire les coûts. Lors de récents appels d'offres à l'étranger, les coûts ont en effet baissé en flèche, permettant par exemple à des parcs en Allemagne d'être prochainement bâtis sans aucun soutien financier de l'Etat.

L'accueil du secteur au projet de Philippe De Backer, perçu comme un mauvais signal aux investisseurs, est néanmoins glacial. Des millions d'euros auraient déjà été investis dans les concessions concernées, notamment pour l'analyse des sols.

Les entreprises du secteur offshore ne prennent pas encore position officiellement. "Nous attendons la décision du gouvernement dans son ensemble", selon Annemie Vermeylen, secrétaire générale de la Belgian Offshore Platform (BOP), le partenaire le plus important pour les investissements dans les énergies renouvelables à la côte belge.

La démarche du secrétaire d'Etat reste incomprise: "Il serait totalement possible de travailler de manière conforme au marché à l'intérieur du cadre légal actuel, sans annuler les concessions", selon Mme Vermeylen.

Par: rédaction 21/04/17 - 06h20