Hong Kong a découvert du fipronil dans deux échantillons d'œufs

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Une note publiée le 4 août sur le site du centre pour la sécurité alimentaire de Hong Kong dévoile que des teneurs en fipronil de 0,064 mg/kg et 0,055 mg/kg ont été constatées dans deux échantillons d'œufs importés des Pays-Bas. La législation locale prévoit une limite maximale de résidus pour cette substance de 0,02 mg/kg.

La crise de la contamination d'œufs à l'insecticide fipronil touche actuellement 15 Etats membres de l'Union européenne, ainsi que la Suisse et Hong Kong, a indiqué vendredi la Commission européenne.

Le "Centre for Food Safety (CFS)" du département "Hygiène alimentaire et environnementale" de Hong Kong" rapporte sur son site le 4 août qu'elle a découvert du fipronil dans deux échantillons d'œufs importés des Pays-Bas.

En Europe, la limite maximale de résidus (LMR) pour le fipronil est fixée à 0,005 mg/kg et le seuil de sécurité est de 0,72 mg/kg. Le Centre a informé les fournisseurs concernés et a demandé que les lots en question soient retirés des rayons.

De la clareté de l'Afsca réclamée
Test-Achats réclame vendredi dans un communiqué davantage de clarté autour de la contamination d'œufs par l'insecticide fipronil. L'association de défense des consommateurs demande des précisions sur des éléments issus du rapport de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). 

Il ressort du rapport de l'Afsca au ministre fédéral de l'Agriculture Denis Ducarme, dévoilé mercredi à la Chambre, que l'Agence disposait déjà les 9 et 14 juin derniers de résultats non conformes, cite Test-Achats. L'Afsca ajoute qu'elle retenait à ce moment-là deux sources de contamination possibles, toutes deux liées à des opérateurs néerlandais: l'alimentation des poules ou le traitement contre le pou rouge. "Le 15 juin, il était uniquement question d'une contamination chez un seul opérateur et rien n'indiquait qu'il y avait en Belgique un problème étendu avec le fipronil", précise le compte-rendu de l'Afsca.

"Il paraît tomber sous le sens que si la source de contamination est une de celles précitées, celle-ci n'aurait pas été vendue qu'à un seul opérateur en Belgique!", affirme vendredi Test-Achats. Pour l'association, le principe de précaution exigeait dès lors d'avertir le ministre compétent et les Etats membres. "Il aurait également été souhaitable d'informer le secteur avicole du risque potentiel pour que les éleveurs puissent procéder eux-mêmes à des analyses."

L'association s'étonne encore du fait qu'un laboratoire allemand ait contrôlé la présence de fipronil, alors que la détection de cette substance n'est pas standardisée en Belgique. Il est de plus connu que le fipronil est un moyen de lutte contre le pou rouge. Pour Test-Achats, "il est donc intriguant de constater que l'analyse de risques effectuée par l'Afsca n'ait pas conclu à l'utilité de l'inclure dans ses procédures de tests".

"La question demeure également de savoir comment un produit dont on vantait apparemment 'l'efficacité miracle' a pu être commercialisé pendant tout ce temps sans aucun contrôle de ses ingrédients?". L'organisme de défense des consommateurs demande des réponses à ses questions et continuera en attendant à suivre le dossier "de très près".

Par: rédaction 11/08/17 - 18h06