Des fuites d'eau retardent le chantier d'Infrabel

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Infrabel n'est parvenu à stopper les fuites d'eau qui inondaient les voies de chemins de fer entre les gares de Bruxelles-Nord et Bruxelles-Schuman que mardi après-midi, a indiqué mercredi le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. Cela a engendré des retards dans le renouvellement des voies, entrepris à la suite de la rupture d'une canalisation jeudi passé, chaussée de Louvain, à Saint-Josse.

De l'eau inondait les voies encore jusqu'à hier/mardi après-midi. Une fuite "mystérieuse", dont ni Infrabel, ni l'intercommunale bruxelloise des eaux, Vivaqua, ne trouvaient l'origine. "Nous avons dû faire intervenir une entreprise spécialisée dans le drainage car (...) nous ne savions pas d'où venait l'eau", explique Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel.

Il s'est finalement avéré que cette eau "provenait apparemment d'un ancien réseau d'égouttage, dont Vivaqua n'a aucune trace et qui n'est plus opérationnel mais qui aurait été alimenté à cause des fortes pluies ces derniers jours". La fuite a pu être arrêtée mais Infrabel en craint de nouvelles si de fortes précipitations surviennent ces prochains jours. L'entreprise spécialisée sonde désormais l'ensemble de la ligne afin de déterminer où du béton doit être injecté pour que l'eau ne s'écoule plus.

Deux voies de la ligne 161 entre Bruxelles-Nord et Bruxelles-Schuman, longues d'environ 700 m chacune, ont été endommagées. Elles doivent être entièrement remplacées, tout comme le ballast (lit de graviers sur lequel repose une voie de chemin de fer).

L'une d'elles est en train d'être réparée. Elle devrait être opérationnelle mercredi ce qui permettra à des trains d'acheminer du matériel pour la poursuite des travaux. "Jusqu'à présent, tout le matériel doit être amené manuellement depuis Rogier. Une grue pose les rails qu'il faut ensuite attacher aux traverses à la main."

Infrabel souhaite rétablir la circulation ferroviaire, interrompue depuis près d'une semaine, pour lundi. Toutefois, ce délai s'éloigne de plus en plus vu le retard pris dans les travaux. "Nous ne disposons plus désormais d'aucune marge de sécurité donc si nous sommes à nouveau confrontés à des difficultés, il sera très difficile d'être opérationnel pour lundi."

En outre, lors de la rupture de la canalisation, l'eau est montée jusqu'au niveau des câbles, situés à plus d'un mètre du sol. "Il faut encore examiner le câblage et déterminer ce qui devait être remplacé", signale le porte-parole.

Le coût de ces travaux d'envergure n'est pas encore connu. Outre le remplacement des voies, qui avait coûté 1,2 millions d'euros il y a quelques années, il faut également compter le remplacement du ballast, l'intervention de l'entreprise spécialisée dans le drainage..., précise le porte-parole. "Il est encore trop tôt pour donner une estimation."

Le gestionnaire de l'infrastructure n'a souhaité non plus confirmer qu'une plainte allait être déposée à l'encontre de Vivaqua pour les dommages subis. "Il est encore trop tôt pour parler d'indemnisation car le dommage est en cours. Ce qui est sûr c'est qu'Infrabel est victime et que nous nous réservons toute latitude pour nous faire indemniser."

Par: rédaction 13/09/17 - 13h56