Arrestation de sans-papiers dans une ASBL: Alda Greoli exprime sa "consternation"

© photo news.

La ministre francophone de la Culture Alda Greoli (cdH) a appris "avec consternation" qu'une descente de police a été effectuée à l'association bruxelloise Globe Aroma, qui travaille avec des artistes sans-papiers.

Alda Greoli "ressent une profonde tristesse de ce que des activités culturelles et associatives, dont le rôle premier sont l'intégration et l'émancipation personnelle, puissent être ainsi la cible d'événements traumatisants à la fois pour les personnes visées et pour les organisateurs", indique-t-elle dans un communiqué.

Des explications
Elle partage aussi l'indignation des acteurs culturels, souligne-t-elle, et des nombreuses personnes qui aident chaque jour les nouveaux arrivants dans leurs démarches et dans leur intégration. La ministre s'associe à son homologue flamand Sven Gatz, qui a annoncé vouloir demander des explications sur cette descente de police aux autorités fédérales.

Sept personnes ont été arrêtées lors de l'action, dont deux ont été placées en centre fermé.

Alda Greoli © photo news.

Bruxelles demande un rapport

Le bourgmestre de Bruxelles va demander un rapport sur la descente policière. Celle-ci aurait été très "musclée" et Philippe Close souhaite avoir davantage de clarté à ce sujet. Des policiers de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles avaient également été impliqués dans cette opération.

Autorités fédérales
"C'est avant tout une action qui a été initiée par les autorités fédérales", explique Maïté Van Rampelbergh, porte-parole du bourgmestre. "Les policiers de la Ville de Bruxelles étaient présents en soutien. Nous trouvons Globe Aroma une cible surprenante, étant donné qu'il s'agit d'une ASBL culturelle qui vise à impliquer les réfugiés et les sans-papiers dans la société."

Brutalité
L'opération ayant eu lieu au sein d'une maison d'art ouverte qui tente d'établir un lien de confiance avec ce type de personnes, elle suscite de nombreuses réactions. D'après l'association, l'action s'est en outre déroulée de façon brutale. "Avant de formuler une réaction, nous avons demandé un rapport afin de savoir précisément ce qui s'est passé. Nous l'attendons la semaine prochaine", indique-t-on au cabinet de Philippe Close.

Philippe Close © photo news.

Par: rédaction 12/02/18 - 19h21