Procès Abdeslam: "Je fais confiance aux juges"

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"Oui, les débats ont été sereins", a déclaré Me Maryse Alié, à l'issue des débats, jeudi. "Je fais confiance aux juges", a ajouté l'avocate qui représente des policiers qui avaient été blessés lors de la fusillade rue du Dries. Salah Abdeslam et Sofien Ayari sont jugés devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour tentative de meurtre dans un contexte terroriste à la suite de la fusillade rue du Dries à Forest le 15 mars 2016.

"On juge des faits dans leur contexte et il s'avère que les trois suspects continuaient à vivre ensemble, à manger ensemble, à cohabiter...", a déclaré Me Maryse Alié, contestant l'argument de la défense des prévenus selon lequel il fallait juger ceux-ci uniquement pour la fusillade, sans y attacher un contexte terroriste.

Emploi des langues 
Concernant la violation de l'article 12 de la loi sur l'emploi des langues en matière judiciaire, Me Alié a également contesté cette affirmation développée par la défense. "La réponse est dans le code judiciaire. Pour moi, il n'y a pas de problème. La loi a été respectée car l'emploi des langues est aussi prévu par l'article 79 du code pénal", a-t-elle déclaré à la sortie de l'audience. "Oui, les débats ont été sereins", a-t-elle finalement dit. "Je fais confiance aux juges."

Poursuites irrecevables? "Pas choqué"
Le porte-parole de l'association de victimes des attentats V-Europe, Philippe Vansteenkiste, a affirmé qu'il n'était pas choqué de la demande de l'avocat de Salah Abdeslam de déclarer les poursuites irrecevables. "Je n'ai pas été choqué par cet argument", a-t-il déclaré. "Nous vivons dans une démocratie et il a le droit de se défendre", a-t-il répondu à la sortie de l'audience.

Lien avec les attentats
La défense a également soutenu qu'il n'y avait aucun lien entre la fusillade de la rue du Dries et les attentats du 22 mars 2016. A ce propos, Philippe Vansteenkiste a affirmé: "nous, nous pensons qu'il y en a un".

Par: rédaction 8/02/18 - 19h26