"Tu vois, ils n'en ont rien à foutre de moi!"

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Johnny Hallyday a parfois été blessé par l'attitude de David et Laura à la fin de sa vie.

Si Laeticia Hallyday se dit "prête" un jour "à pardonner" dans les pages du Point, elle révèle aussi de tristes détails sur la relation de Johnny avec ses deux premiers enfants, David et Laura. Ces derniers ont attendu plusieurs mois avant de rendre visite à leur père quand ils ont appris son cancer. "Nous étions mon mari, les filles et moi, ici, à Los Angeles", explique Laeticia. "Lui ne demandait pas qu'on lui rende visite, d'ailleurs. Après qu'ils ont appris que leur père était malade, David a attendu six mois pour venir et Laura, quatre. Mais je ne veux pas les juger, vous savez: ils avaient sans doute leurs raisons. Peut-être même qu'ils avaient peur."

Johnny a parfois été blessé par l'attitude de ses deux aînés. "Bien sûr, cela lui faisait mal quand il apprenait sur les réseaux sociaux que son fils était passé à Los Angeles ou à la toute fin à Paris, sans nous prévenir. Là, il exprimait sa colère, très brute. On était loin de la poésie: Tu vois, ils n'en ont rien à foutre de moi! Mais, vous savez, il y a tellement de non-dits dans cette famille..."

À la fin, à Marnes-la-Coquette, le chanteur a refusé de voir beaucoup de proches. "Il y avait beaucoup de gens qui venaient, tous les jours. Des gens qu'il n'avait pas l'habitude de voir au quotidien, dont Nathalie Baye, Sylvie Vartan, car ils étaient fâchés depuis six ans. Ce n'était pas méchant de sa part. Il était épuisé et ça le renvoyait à l'idée qu'il allait mourir", confie la mère de Jade et Joy.

"Tu vas me sortir de là, j'en ai marre, je veux rentrer chez moi, retour­ner à Los Angeles, avec mes filles. Tu leur dis. Je ne veux plus qu'on m'emmerde", criait Johnny quand il laissait exploser sa colère. "Parfois, c'était encore plus violent que ça... C'était sa façon de parler, cela venait de son côté rebelle, de son côté animal", précise Laeticia. Elle ajoute: "Ses coups de gueule pouvaient d'ailleurs me rendre très malheu­reuse, parfois. Je partais pleu­rer en cachette. Mais je savais que ce n'était pas contre moi. De temps en temps, je lui disais qu'il allait trop loin. Il le comprenait et s'excu­sait."

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Par Catherine Delvaux. 12/04/18 - 15h26