Faisiez-vous partie des "harceleurs silencieux"?

"Il n'y a que deux camps, les harceleurs, et les harcelés".

Dans la problématique du harcèlement scolaire, on envisage souvent deux camps différents: celui des harceleurs, et celui des harcelés. Mais on oublie toutes les autres personnes qui se situent "entre les deux". Dans une vidéo mise en ligne le 8 septembre sur Facebook, l'humoriste Nino Arial partage son point de vue sur les spectateurs du harcèlement.

Nino Arial reconnait avoir été un harceleur "silencieux". "(...) En réfléchissant bien, je me rappelle que moi aussi d'une certaine manière j'ai participé au harcèlement de certains élèves quand j'étais plus jeune. J'étais populaire, j'ai toujours fait partie des mecs cool qui sortaient avec des filles et qui avaient une bande de potes", explique-t-il dans sa vidéo. S'il n'ennuyait pas ses camarades, il ne prenait jamais leur défense non plus...

"J'ai fait la grosse connerie de laisser faire, de ne rien dire. Pourquoi? Parce que je me croyais neutre. Mais laisser faire et ne rien dire, ce n'est pas être neutre, dans le harcèlement il n'y a que deux camps: les harceleurs et les harcelés. Et aujourd'hui je me dis que si on ne fait pas partie d'un camp, on fait obligatoirement partie de l'autre".

Le vidéaste explique avoir eu cette prise de conscience grâce à l'une de ses abonnés, qui lui a raconté le calvaire qu'elle vivait à l'école. Après avoir regardé des reportages sur la problématique du harcèlement, Nino Arial ne s'est reconnu dans aucun des deux camps, mais s'est souvenu avoir trop souvent laissé faire les harceleurs.

"C'est la première fois que je me reconnais dans la peau de ces 'harceleurs silencieux'. 'Silencieux' aussi parce que parfois je ne réalisais même pas que ce que je voyais ou ce que je faisais était du harcèlement. Le harcèlement, c'est pas seulement insulter ou frapper quelqu'un, c'est aussi faire des vannes 'pour rigoler'".

Avec sa "prise de conscience" tardive, l'humoriste espère sensibiliser les plus jeunes et les pousser à agir contre le harcèlement.

Par: rédaction 12/09/17 - 14h39