Une chose à savoir avant de voter "case de tête"

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Lors de chaque scrutin, de nombreux électeurs choisissent de voter "case de tête", c'est-à-dire de cocher la première case non nominative, sans désigner ainsi un candidat en particulier. Or, il faut savoir que ce vote n'est pas comptabilisé de la même manière en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre. Explications.

Quand un électeur vote "case de tête", il donne sa voix à une liste avant tout. Lors des élections précédentes, ces voix étaient ensuite réparties entre les candidats en fonction de la hiérarchie établie par le parti/mouvement.

C'est ce qu'on appelle l'effet "dévolutif" de la case de tête. Or, en Wallonie, ce mode de fonctionnement a désormais été supprimé. À Bruxelles et en Flandre, il n'a plus le même poids dans la répartition finale. 

La règle originelle permettait, par exemple, au n°1 de la liste d'obtenir les voix de la case de tête nécessaires à l'obtention de son siège avant que le reste ne soit distribué au n°2, puis au n°3, etc. Ce système s'inscrivait ainsi dans le respect du "classement" des candidats proposés. 

En Wallonie, désormais, ces voix "case de tête" seront tout simplement redistribuées aux candidats qui auront recueilli le plus de voix de préférence, explique à RTL info Pascal Delwit, politologue de l'ULB.

À Bruxelles, l'effet dévolutif a été conservé mais diminué de moitié. Bref, sur 1.000 voix de case de tête, 500 seront redistribuées aux candidats dans le respect de l'ordre hiérarchique. 

En Flandre, l'effet dévolutif a été réduit à un tiers des voix. 

Avantage et inconvénients
La suppression de l'effet dévolutif comporte un avantage pour l'électeur: son vote de préférence possède plus de pouvoir. L'inconvénient, c'est qu'il favorise les candidats les plus médiatisés. Or, lors des élections communales, les "débutants" sont nombreux. Autre impact négatif: il dessert les... femmes, moins souvent désignées par le vote de préférence.

Par: rédaction 11/10/18 - 11h15