Deux tueries de masse simulées à ImagiBraine

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La zone de police de Braine-l'Alleud, qui a coopéré avec la zone de police de la Mazerine et la police fédérale, a mené jeudi en matinée deux exercices "AMOK", destinés à lutter contre les tueurs de masse, dans les locaux du complexe cinématrographique ImagiBraine. Un plan catastrophe communal a été déclenché dans le cadre de cet exercice et environ 1.500 personnes ont été prévenues via le système Be Alert. Le premier scénario prévoyait une attaque (fictive) menée par trois auteurs en pleine séance de cinéma alors que trente personnes se trouvaient dans le bâtiment.

"Une des difficultés était d'adopter une approche sécurisée du complexe. Et une fois les policiers sur place, il fallait trouver, isoler et neutraliser les auteurs dans des locaux comprenant 10 salles de cinéma, un parking... Le scénario prévoyait que les lieux pouvaient être piégés, ce qui impliquait des précautions dans la reconnaissance et la sécurisation", indiquait le commissaire brainois Michel Buchelot à la fin du deuxième exercice.

Une trentaine de policiers ont participé, ainsi que des hommes de la zone de secours du Brabant wallon. Lors du premier exercice, 14 victimes (dont deux décédées et un blessé grave) ont été dénombrées avant que les trois auteurs soient neutralisés.

Le deuxième exercice, toujours dans les locaux d'ImagiBraine, variait l'approche policière et ne comprenait que deux auteurs, dont un s'est suicidé, selon le scénario suivi.

Lors d'un premier bilan en fin de matinée, les participants à ces deux exercices ont expliqué l'approche tout à fait différente à adopter lors de ces situations de tuerie de masse par rapport à d'autres crises classiques: les policiers doivent entrer les premiers dans un bâtiment où se trouvent potentiellement des tireurs, ce qui implique une formation, des moyens et des méthodes particulières. Les secours, eux, doivent s'abstenir d'intervenir tant que la zone n'est pas sécurisée.

"C'est une procédure nouvelle, tout à fait particulière et qui implique qu'il faut avoir conscience dès les premières minutes qu'il s'agit d'une situation AMOK. Pour cela, de bonnes informations doivent remonter rapidement, parce que les prises de décisions sont tout à fait différentes", commente le bourgmestre brainois Vincent Scourneau.

Par: rédaction 17/05/18 - 13h30