La question que chaque Bruxellois devrait se poser

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Ce dimanche, Bruxelles respire. La traditionnelle journée sans voiture inaugure les festivités de la semaine de la mobilité. L'occasion de passer en revue les solutions disponibles dans la métropole pour amorcer un changement des habitudes, à l'échelle citoyenne, seul espoir d'un désengorgement de la capitale.

Ce dimanche 16 septembre, les piétons, cyclistes, patineurs, skaters et autres "trottineurs" prendront possession de la ville pour déambuler sans crainte, ou presque, sur un territoire urbain généralement encombré chaque jour de l'année. De 9h30 à 19h, pas de voitures mais des transports en commun gratuits et de nombreuses activités dans les 19 communes.  

Repenser sa propre mobilité
La journée phare marque le début de la semaine de la mobilité et incarne la manifestation la plus visible d'une réflexion plus profonde sur le sujet: comment optimiser ses déplacements aujourd'hui dans un espace aussi chaotique que Bruxelles? Comment éviter ces embouteillages chroniques aux heures de pointe? C'est le meilleur moment pour s'informer et découvrir une multitude d'alternatives. Dans une ville au bord de l'asphyxie, les Bruxellois n'ont aujourd'hui plus d'autre choix que de réfléchir autrement.

Remise en question nécessaire
"Ma voiture? Plus besoin de posséder, suffit de partager", est ainsi le slogan de la campagne bruxelloise, qui a été dévoilée jeudi par le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet. "Chaque Bruxellois devrait se poser cette question. Pour désengorger, embellir et faire respirer Bruxelles, nous devons tous remettre nos habitudes en question, réfléchir à comment nous nous déplaçons, adopter de nouveaux comportements, et, qui sait, abandonner définitivement notre véhicule personnel pour le plus grand bien de notre ville et de ses habitants", recommande-t-il. 

Voici quelques réponses pour amorcer ce changement.

La voiture partagée

1. Les sociétés

Plus besoin aujourd'hui de posséder son propre véhicule quand on est citadin, d'autant plus que les places de stationnement manquent cruellement. La preuve, plusieurs sociétés de "carsharing" se font concurrence à Bruxelles. Les trois plus populaires? DriveNow, ZipCar et Cambio. Les deux premières offrent l'avantage de garer le véhicule n'importe où. Chez Cambio, la voiture doit être réservée et redéposée à la même station.

À lire: le dossier de la blogueuse Flexyflow pour vous aider à choisir le service de "carsharing" qui vous convient le mieux.

2. Entre particuliers
Car Amigo et Drivy facilitent les prêts de véhicules entre particuliers. Ils servent d'organe intermédiaire entre les contractants et établissent ainsi un lien de confiance entre le propriétaire et le conducteur occasionnel afin que personne ne soit lésé par une délicate transaction à l'amiable. 

Taxis collectifs
Outre les lignes Noctis de la Stib et le taxi collectif "Collecto" (5 euros pour les détenteurs d'une carte Mobib), il existe également l'application Splyt pour partager sa course avec un autre utilisateur, à bord d'un taxi officiel, et réduire ainsi le budget de la soirée. 

Le vélo
Le moyen de transport alternatif propre le plus courant mais aujourd'hui décliné en différents modèles d'utilisation: le traditionnel, le vélo partagé, le vélo pliable et/ou électrique, pour tous les budgets et un taux d'efficacité variable. 

1. Villo, le service de location de vélo ordinaire de la ville. On le prend dans une station, on le dépose dans une autre. Avec le risque qu'il n'y ait pas de vélo à la station de départ ou... d'emplacement libre à l'arrivée pour le restituer. Villo s'améliore toutefois avec les années. Pas son poids, malheureusement, mais sa version électrique arrive.

2. Blue-Bike cible les gares belges et met à disposition dans 53 d'entre elles (surtout en Flandre et à Bruxelles) des vélos disponibles en fonction des besoins. Le service offre l'avantage de voyager sans vélo. Un atout pour les navetteurs. Il faut cependant toujours le ramener à son emplacement initial.

3. O'Bike et Billy: deux plateformes de vélos partagés, sans station fixe. O'Bike fournit des vélos traditionnels équipés d'un GPS et d'un cadenas Bluetooth à déverrouiller via une application. Au terme de la course, ils doivent être accrochés à un parking pour vélos.

La société Billy Bike fournit quant à elle des vélos électriques. Elle n'impose pas de parking particulier mais convient d'une zone délimitée où le client peut "abandonner" le vélo (cadenassé). Un concept plus "libre" qui s'expose aussi davantage aux risques de vol et de vandalisme.

4. Le vélo électrique pliable: grand classique des transports en commun bruxellois. Une marque belge efficace: Ahooga.  

5. Le vélo électrique non pliable. Une suggestion, de fabrication belge aussi: le Cowboy. Épuré, élégant, léger, connecté et doté d'une batterie puissante.

Bike Brussels
Ces modèles nécessitent malgré tout un certain investissement. Bonne nouvelle, le salon Bike Brussels se tient du 15 au 17 septembre (5 euros l'entrée, en ligne) sur le site de Tour et Taxis. L'occasion de rencontrer les professionnels du secteur pour trouver le modèle qui correspondra le mieux à vos besoins et à votre budget. 

Scooter électrique
Scooty, LE scooter électrique en libre-service à Bruxelles et mis à disposition par la société de location de véhicules Europcar (Facebook). Pratique, bon marché et très silencieux 

Trottinette électrique
On en voit de plus en plus à Bruxelles, la trottinette électrique a le vent en poupe. Si ce moyen de transport ne vous convainc pas spontanément, sachez qu'il est possible d'en louer une le temps d'un essai, à 0,15€/minute via la plateforme Troty.be

Outils utiles 
Enfin, des applications telles que JoynJoyn ou Free2Move rassemblent toutes ces possibilités de mobilité autour de vous sur une seule interface pour vous permettre de les géolocaliser à tout instant et d'en profiter pleinement. 

Bonus: le Waterbus

Pour être exhaustif, on pourrait également mentionner le Waterbus, ce bateau-bus qui relie le centre de Vilvoorde à la place Sainctelette du début du printemps jusqu'à la fin du mois de novembre.

Bref, ce ne sont pas les solutions de mobilité qui manquent. Juste un élan collectif mobilisateur.

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Pascal Smet, ministre bruxellois de la Mobilité © photo news.
 
"Pour désengorger, embellir et faire respirer Bruxelles, nous devons tous remettre nos habitudes en question."
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par Anthony Fino 14/09/18 - 07h29