Au moins 120.000 euros ont été détournés à la police de Liège

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Les perquisitions menées lundi par la PJF au sein du commissariat de police de Natalis à Liège concernaient une cadre logisticienne suspectée d'avoir détourné au moins 120.000 euros en sept ans, a indiqué jeudi matin Catherine Collignon, le premier substitut du procureur du Roi de Liège.

L'hôtel de police de la rue Natalis de Liège a été perquisitionné lundi par des agents de la police judiciaire liégeoise. Les enquêteurs de la PJF ont interpellé une cadre logisticienne de l'ASBL "5277 - Police de Liège", chargée de s'occuper du bien-être des policiers.

La suspecte, qui était notamment chargée de gérer l'association et la comptabilité, est suspectée d'avoir détourné une importante somme d'argent. "Elle aurait au moins volé la somme de 120.000 euros de 2011 à 2018", a confié jeudi matin Catherine Collignon, le premier substitut du procureur du Roi de Liège. "Elle a longuement été entendue durant la journée de mardi par le juge d'instruction et a finalement été libérée sous conditions."

La logisticienne est en aveux sur la matérialité des faits mais nie tout enrichissement personnel. Toujours selon le parquet de Liège, elle est soupçonnée de faux et usages de faux, de faux informatiques et détournement par fonctionnaire public dans le cadre de ses fonctions. L'enquête est toujours en cours.

"Un mode de gestion particulier mais certainement pas frauduleux"
"Les sommes présentées comme détournées par ma cliente se trouvent intégralement sur un compte bancaire sur lequel il n'a jamais été procédé à une seule opération de débit. L'intention de ma cliente était uniquement de les conserver à la disposition de l'ASBL et d'éviter une utilisation abusive de ces fonds", a réagi jeudi après-midi son avocat, Me Adrien Masset. "Un document explicite de la main de ma cliente quant à la propriété et à la destination de ces fonds a d'ailleurs été remis aux enquêteurs. Ma cliente ne s'est pas frauduleusement appropriée un seul euro, elle n'a pas dépensé à des fins personnelles un seul euro, il n'y a pas un euro de préjudice dans ce dossier", a-t-il ajouté.

"Ma cliente, qui a porté cette ASBL depuis le début, a adopté un mode de gestion particulier mais certainement pas frauduleux. De plus, elle reçoit un très large soutien de collègues incrédules et qui doivent le rester en raison de la précision apportée qu'un seul euro n'a pas été utilisé à des fins personnelles ou à d'autres fins. Ma cliente ne peut pas réagir à ces messages de soutien en raison des conditions imposées par le juge d'instruction à son maintien en liberté."

Par: rédaction 6/12/18 - 12h02