Les communes peuvent maintenir leurs places d'accueil ouvertes plus longtemps

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Les communes ont reçu mercredi soir une lettre de Fedasil leur indiquant qu'elles avaient l'autorisation de maintenir ouvertes leurs places d'accueil pour demandeurs d'asile, qui auraient du être supprimées à la fin de l'année, rapporte Het Belang van Limburg. Ces places devront fermer dès qu'elles ne sont plus occupées, nuance le cabinet du secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken.

Theo Francken avait annoncé en mars que sur les 8.272 places d'accueil encore organisées par les communes, environ 4.000 devaient disparaître. Le secrétaire d'Etat souhaitait réduire l'accueil local car "le niveau de confort est trop élevé" et qu'une maison "n'offre pas de cadre mental permettant de penser au retour", ajoute Het Belang van Limburg.

"Nous devions trouver une solution pour les 1.000 personnes encore concernées pour l'instant par l'accueil au niveau local", indique la porte-parole de Fedasil, Mieke Candaele. C'est pourquoi l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile a demandé à ce que ces places restent ouvertes plus longtemps. Après un premier refus, le secrétaire d'Etat a accepté cette option.

Le cabinet Asile et Migration soutient que la pression sur le réseau d'accueil reste élevée. "Les places encore occupées fin décembre - tout comme les centres collectifs qui resteront disponibles plus longtemps - fermeront bien leurs portes, mais quand ces personnes seront parties", nuance la porte-parole de Theo Francken. "Nous avons introduit des quotas pour ne pas revenir à la situation de la précédente crise."

L'Union flamande des villes et des communes (VVSG) précise jeudi que certaines communes risquent d'être à court de personnel et de lieux pour maintenir l'accueil plus longtemps. "Nous plaidons donc pour un meilleur système avec plus de 'places tampon' et un meilleur suivi des évolutions internationales. Pour l'instant, c'est trop le yo-yo', conclut la VVSG.

Par: rédaction 6/12/18 - 17h49