Déjà 6.000 emplois supprimés cette année

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281 emplois à Bekaert, 126 à Unilever.

Les grandes entreprises ont déjà commencé l'année en licenciant à tour de bras. Avec l'annonce de la fermeture d'une usine du groupe Bekaert et d'une autre chez Unilever, plus de 400 emplois risquent de disparaître. Le nombre de licenciements pour 2019 s'élève déjà à plus de 6.000.

Bekaert
L'industriel Bekaert est celui qui frappe le plus fort. Au total, 281 emplois doivent disparaître, dans quatre de ses huit branches. Le producteur de fil d'acier de Flandre occidentale est sensible au ralentissement de l'économie mondiale et, en raison d'une concurrence très vive, ne répercute pas sur ses clients les prix plus élevés de sa matière première de base, le fil machine. Tout cela a augmenté la pression sur la rentabilité, à tel point que l'usine de Moen (Zwevegem) ferme aujourd'hui ses portes. La production est transférée en République tchèque, où le coût salarial est d'environ 12 euros de l'heure. En Belgique, il est légèrement inférieur à 40 euros.

Unilever
La même chose se produit chez Unilever, avec la fermeture du site de Forest. L'entreprise souhaite travailler de manière plus rentable et déplace sa production en Europe centrale, à Katowice, en Pologne.

Restructurations et fermetures d'usines
En moins de quatre mois, 6.000 emplois ont déjà été mis en danger. La plupart se trouvaient chez BNP Paribas Fortis (2.500) et Proximus (1.900). Ces deux sociétés recrutent également des centaines de personnes en même temps. Le nombre de demandeurs d'emploi dans notre pays a diminué d'un peu moins de 8% depuis 2017, tandis que le nombre de travailleurs est en constante augmentation. Le ralentissement économique est toutefois en marche.

Jeanne Poma. 29/03/19 - 06h21