Espace oublié, campagne anti-Trump lancée: le cyber-expert de la Maison Blanche piégé

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Rudy Giuliani, le conseiller en cyber-sécurité de Donald Trump, a oublié un espace dans un tweet. Il n'aurait pas dû. Cette petite erreur lui vaut des moqueries, mais pas seulement. Elle est à l'origine d'une campagne de dénigrement contre le président américain.

C'est l'effet papillon. Un espace oublié dans un tweet et l'opportunisme d'un internaute hostile à Donald Trump ont suffi à plonger le cyber-expert de la Maison Blanche dans une situation inconfortable. 

Alors que Rudy Giuliani voulait plaider la cause du président américain en critiquant le travail du procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, il a lancé bien malgré lui une campagne de dénigrement contre l'ancien magnat de l'immobilier. 

"Un message dégoûtant"

"Mueller a déposé un acte d'accusation au moment même où le président était parti pour le G-20.En juillet, il a inculpé les Russes qui ne seraient jamais venus ici juste avant son départ pour Helsinki. Cela aurait pu être fait à un autre moment. Hors de contrôle! Supervision, s'il vous plaît", regrette-t-il dans un message publié le 30 novembre dernier. 

Rien ne vous choque? C'est normal. Le problème, c'est un espace oublié avant d'entamer la deuxième phrase. Ce qui donne dans le tweet original "G-20.In". Suffisant pour générer automatiquement sur Twitter un lien renvoyant vers un site hébergé en Inde et... vide, évidemment. Mais pas pour longtemps. Un internaute achète le nom de domaine disponible pour cinq petits dollars (+-4,4 euros) et opte pour un message explicite sur la page d'accueil: "Trump est un traitre à la patrie."

"Twitter a permis à quelqu'un d'envahir ma publication avec un message dégoûtant contre le président. Ne me dites pas qu'ils ne sont pas anti-Trump (...) Un peu d'équité, s'il vous plaît", s'est insurgé Rudy Guliani sur le réseau social.

Une attaque injustifiée, selon le New York Times. "Rudy Giuliani accuse Twitter d'avoir saboté son message, mais c'est lui le responsable."

Par: rédaction 6/12/18 - 11h13