Les lycéens continuent de se mobiliser en France

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Environ 200 lycées et collèges sont de nouveau bloqués ou perturbés en France ce jeudi et plusieurs incidents ont déjà été recensés. A Mantes-la-Jolie, près de Paris, 146 personnes ont été interpellées devant un lycée après des heurts et dégradations, a indiqué à l'AFP le commissaire de la ville.

Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry de cette commune des Yvelines, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police, a constaté une journaliste de l'AFP. Les interpellés sont soupçonnés de "participation à un attroupement armé", a détaillé le commissaire Arnaud Verhille.

Ce coup de filet intervient après de précédents incidents autour de plusieurs lycées à Mantes-la-Jolie.

200 lycées et collèges bloqués
Ailleurs en France, des heurts ont également éclaté aux abords de plusieurs établissements dans le sillage d'une mobilisation réactivée par les "gilets jaunes" et qui en est à son quatrième jour.

Les syndicats lycéens ont appelé à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une "mobilisation générale" avant des manifestations vendredi.

Environ 200 lycées et collèges sont de nouveau bloqués ou perturbés ce jeudi. "On est sur des chiffres à peu près similaires aux jours précédents", indique à l'AFP le ministère de l'Education. "Selon les établissements, les situations sont très hétérogènes, entre les blocages totaux, partiels, les barrages filtrants, des feux de palettes..."

"Des violences graves"
En Seine-Saint-Denis, 37 lycées et deux collèges sont bloqués, avec une situation très tendue devant plusieurs établissements. A la Courneuve, devant le lycée Denis-Papin, une trentaine de jeunes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov et incendié une voiture, selon la police.

"Sous prétexte des gilets jaunes, on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves", a réagi dans la matinée sur BFMTV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle et à la hausse des frais d'inscription pour les étudiants hors UE.

La mobilisation s'est étendue à quelques universités, notamment à Tolbiac (Paris 1) ou Paris 3-Censier. En assemblée générale, les étudiants de ces facs ont décidé de rejoindre la mobilisation des "gilets jaunes", prévue samedi.

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Par: rédaction 6/12/18 - 14h29