Saint-Nicolas ou saint Nicolas? Ne faites plus la faute!

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Six décembre oblige, il convient de mettre les points sur les i à propos de la règle autour de l'orthographe du patron des écoliers et de la fête qui lui est consacrée. Histoire de ne plus jamais faire la faute.

Le français figure parmi les langues les plus compliquées à maîtriser en raison de ses règles orthographiques et grammaticales parfois alambiquées. Sans compter les innombrables exceptions qui les confirment. Néanmoins, c'est précisément cette complexité qui fait le charme de cette langue.

Prenez le mot "saint" et ses incalculables déclinaisons. Quand la majuscule est-elle nécessaire et le trait d'union accessoire?

À quel saint se vouer?
S'il désigne un personnage, le mot "saint" s'écrit sans majuscule (sauf s'il est placé en début de phrase, évidemment) et ne prend pas de trait d'union. Le grand barbu et patron des écoliers qui a fait escale dans les maisons des enfants sages ce matin s'appelle donc (et s'écrit) "saint Nicolas". 

Par contre, la fête qui lui est consacrée et que l'on célèbre aujourd'hui prend quant à elle une majuscule et un trait d'union: "Saint-Nicolas". On emploiera la même orthographe dans le cas d'une église, d'une date, d'un événement historique ou d'un lieu (toponyme), comme la ville flamande ou la commune liégeoise.

Ce qui donne: "À l'occasion de la Saint-Nicolas, les écoliers ont pu rencontrer saint Nicolas sur la place de Saint-Nicolas". Notons par ailleurs qu'on écrira "la fête de saint Nicolas".

Maxime Czupryk 6/12/18 - 12h31