Quand Waseige annonçait son départ la veille du Mondial 2002

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Le sélectionneur belge Robert Waseige avait annoncé son départ au Standard alors que les Diables étaient à quelques heures à peine de leur envol vers le Japon.

L'annonce de la signature de Julen Lopetegui au Real Madrid a résonné comme un coup de tonnerre en Espagne, obligeant la Fédération espagnole à limoger le sélectionneur deux jours avant l'entrée de la Roja dans la compétition.

"Pure intox"
Un cas rare, voire unique, qui doit certainement rappeler aux fans belges l'annonce surprise du départ de Robert Waseige de l'équipe belge à quelques heures du mondial asiatique. Le 20 mai 2002, veille du départ des Diables au Japon, la rumeur circule dans plusieurs rédactions à propos du départ du coach fédéral au Standard après le Mondial. Une bombe qu'il tente de désamorcer tant bien que mal.

"C'est de la pure intox, déclarait le Liégeois. Je m'étonne de ne pas voir, aussi, dans les journaux, le chiffre précis et une photo truquée.
Maintenant, j'attends une vraie question sur les Diables!". Une déclaration ferme, mais insuffisante pour convaincre les observateurs. Au fil de la journée, des indices semblent devoir corrober le scénario catastrophe.

Sur la route  de Roissy
Face à l'évidence, la Fédération et Robert Waseige ne peuvent démentir davantage. Les instances dirigeantes du football belge officialisent la nouvelle au travers d'un communiqué publié alors que les Diables font route vers Roissy d'où ils doivent décoller pour Kumamoto, lieu de leur camp de base.

"Ce mardi 21 mai, la fédération a fait une dernière proposition au coach fédéral, laquelle n'a pu être rencontrée", par le sélectionneur, explique l'Union belge sans détailler les points de discorde. "La Fédération et Robert Waseige regrettent de ne pas pouvoir poursuivre leur  collaboration. (...) Robert Waseige a décidé de relever un autre défi au sein du Standard Club de Liège" et "lui souhaite un franc succès".

"Péripétie"
"J'avais besoin d'un nouveau défi", justifiera le coach liégeois, dont la décision plombera ses relations - principalement - avec la presse néerlandophone durant le tournoi. Contrairement à son homologue espagnol seize ans plus tard, il restera néanmoins en place et emmènera l'équipe belge jusqu'en huitièmes de finale et cette cruelle défaite face au Brésil (2-0).

Le 23 mai 2002, l'agence belga évoquait l'arrivée des Diables à leur camp de base "après 24 heures d'un long voyage dont la seule véritable péripétie fut l'annonce du départ de Robert Waseige à l'issue de la Coupe du monde." On imagine mal qu'un tel scénario avec Roberto Martinez (ou quelqu'autre sélectionneur) serait qualifié de "péripétie" de nos jours. Pour l'anecdote, Waseige sera remercié dès le 16 septembre alors que son équipe occupait la dernière place de la D1 avec 1 point sur 15.

Par: rédaction 13/06/18 - 14h51