Ben Yedder crucifie Manchester en quatre minutes

Le FC Séville a éliminé Manchester United dans son théâtre des rêves en s'imposant 0-2 (MT:0-0). Après une première mi-temps très terne sans réelles grosses occasions, la montée au jeu de Wissam Ben Yedder côté sévillan a redistribué les cartes puisque le Français a inscrit deux buts coup sur coup (74e et 78e). Romelu Lukaku réduira la marque à la 84e mais les Mancuniens devaient encore inscrire deux buts pour se qualifier. De toute façon, Manchester et son jeu ennuyeux et sans saveur ne méritaient pas plus que cela...

Le match

Le spectateur neutre a dû lutter pour ne pas zapper ce mardi soir. Très peu d'actions réellement dangereuses en première mi-temps, on s'est franchement ennuyé. On peut noter la tête de Correa qui passe au-dessus des cages de de Gea ou le tir puissant de Fellaini sur Rico. Et en deuxième mi-temps ? A peine mieux dans un premier temps. Comme souvent, on s'ennuie fortement quand Manchester United joue. Romelu Lukaku, esseulé devant, a fait ce qu'il a pu et s'est montré disponible même s'il a dû parfois redescendre très bas pour toucher le ballon à certains moments. Il a fallu attendre la montée au jeu de Ben Yedder pour débloquer la situation et mettre Séville sur la voie de la qualification en inscrivant deux buts coup sur coup (74e et 78e). Il aura aussi fallu ces deux buts pour que Manchester et Mourinho décident de jouer vers l'avant. Mais il était trop tard pour les Mancuniens, malgré le beau but de Romelu Lukaku (84e).

Lukaku a marqué et a été l'un des Mancuniens les plus actifs, avec Rashford © epa.

L'homme du match

Wissam Ben Yedder. A peine monté au jeu, le Français a fait très mal aux Red Devils. Sur l'une de ses premières touches de balle, il se joue de Bailly et trompe De Gea d'une frappe puissante. Le FC Séville est déjà en position de force mais quatre minutes plus tard, Ben Yedder encore lui, prolonge le ballon de la tête dans le but. De Gea a beau dévier le ballon, il franchit tout de même la ligne. Et en fin de match, l'ancien joueur de Toulouse aurait même pu inscrire un troisième goal s'il s'était un peu plus appliqué dans son face-à-face avec De Gea.

Deux buts en quelques minutes, Ben Yedder a offert la victoire aux Sévillans © reuters.

Le tournant du match

Dans un match sans réelles occasions, le tournant du match est aussi la montée au jeu de Wissam Ben Yedder. Le coup de maître de Vicenzo Montella. Comme à l'aller, le Français s'est créé des occasions dès qu'il est entré au jeu. Sauf que cette fois-ci, il a marqué deux buts et a réfuté par la même occasion les mésententes avec son entraineur. Deux goals synonymes de qualification historique en quarts de finale pour la première fois de son histoire, si l'on ne prend pas en compte le quart de finale en 1957-1958 dans une compétition qui s'appelait encore Coupe des Clubs Champions.

Montella a bien fait de faire monter Ben Yedder © ap.

La déclaration

 
Il faut avouer que MU a été mauvais. On dirait que le plan c'est de balancer des longs ballons sur Fellaini. En 1/8 de LDC, ce n'est pas suffisant
Paul Scholes, à la mi-temps

La statistique

La descente aux enfers de Manchester continue. Autrefois épouvantails en Champions League, les Red Devils ne font plus peur à grand monde. United n'a ainsi plus atteint les quarts de finale de LDC depuis la saison 2013/2014. Succéder à Sir Alex Ferguson reste toujours aussi compliqué.

Le tweet

La question

José Mourinho est-il toujours The Special One? Le jeu frileux proposé par l'entraineur portugais doit commencer à lasser. Titularisant Marouane Fellaini, le Mou avait visiblement décider de jouer sur sa taille en balançant de longs ballons sur lui. A contrario, Séville jouait au sol et l'entrejeu espagnol a mangé celui des Anglais. Lukaku avait beau se démener, Rashford courir sur son flanc, il manquait de liant dans l'entrejeu, à l'image d'un Paul Pogba (qui a remplacé Fellaini) alors que Manchester devait absolument marquer. Autrefois considéré comme l'un des meilleurs entraineurs de football, ce mardi soir, Mourinho s'est comporté comme un coach dépassé, ne trouvant aucune solution.

Le Special One l'est-il toujours? © afp.

Par: rédaction 13/03/18 - 22h34