Nouvel opérateur télécom: "Le Belge paie trois fois ce que paie un Français"

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L'arrivée potentielle d'un quatrième opérateur télécom sur le marché belge, souhaitée par le ministre des Télécommunications Alexander De Croo, constitue "un pas important dans la bonne direction", réagit mercredi après-midi Test-Achats. L'organisation de consommateurs salue en effet toute initiative visant à augmenter la concurrence en la matière. Cela ne suffira cependant pas en tant que tel à faire baisser les prix, ajoute-t-elle.

Appeler, envoyer des SMS et surfer sur internet en Belgique coûte bien plus cher que dans les pays voisins, souligne Test-Achats. "Un utilisateur intensif (nombreux appels/SMS et au moins 1GB de données mobiles) paye en Belgique en moyenne le double par rapport aux Pays-Bas ou l'Allemagne. En France, cet utilisateur ne paierait que le tiers de ce qu'un Belge doit débourser chaque mois", illustre l'organisation de consommateurs.

Selon elle, les prix demeurent au même niveau, "élevé", en Belgique. Cela car la concurrence a désormais lieu sur le marché des packs, constate-t-elle. Avec les nombreux services qui les accompagnent, les clients changent en effet moins facilement d'opérateur. Le marché du 4play (internet, TV et téléphonies fixe et mobile) représente aujourd'hui 29% de parts de marché, d'après les dernières statistiques de l'IBPT.

La proposition du ministre ne peut dès lors atteindre son objectif que si ce quatrième opérateur mobile peut également proposer des packs à des tarifs concurrentiels, prévient Test-Achats. "Tant que les conditions d'accès aux réseaux fixes ne seront pas attractives, aucun opérateur alternatif ne souhaitera tenter de concurrencer les opérateurs actuellement présents sur le marché", analyse l'organisation de consommateurs.

Une conclusion de "manque de concurrence" partagée il y a quelques semaines par les quatre régulateurs sur le marché haut débit et radiodiffusion, rappelle-t-elle.

Par: rédaction 13/06/18 - 19h48